‹ La gravure en pierres finesChapitre 4 sur 75 · I. Maspéro, V Archéologie égyptienne, p · texte numérisé non relu

I. Maspéro, V Archéologie égyptienne, p

Fis. 6.

comme il en existe aussi de plus grands. Le travail de cette gemme est véritablement admirable ; tous les détails du corps de Tanimal, les petites arêtes des pattes, en dents de scie, les rayures des élytres et du

corselet, les l>J)^^& nodosités de

la tête sont traitées avec un art exquis, un souci du détail et de Texactitude

qui en font un vrai bijou digne d'être contemplé à la loupe. Il repose sur une base dont la surface est plane, lisse et sans gravure ; mais souvent les scarabées portent, par-dessous, des sujets en creux, tels qu'un roi terrassant ou immolant un ennemi en présence d'une divinité, comme on le voit sur ce scarabée en agate blanche, de style grossier (fig. 7. Cabinet des médailles) ; ou bien, c'est une inscription qui fournit le nom et les titres d'un prince, d'un particulier, d'un dieu, des formules magiques au sens mystérieux, des souhaits de bonheur. Au surplus, nous ne saurions mieux faire que de reproduire encore ce qu'a dit M. Maspéro de cette intéressante classe de monuments : t II y a, dit-il, des scarabées de toute matière et de toute grandeur, à tête d'épervier, de bélier, d'homme, de taureau, les uns fouillés aussi curieusement sur le ventre que sur le dos, les autres plats et unis par dessous; d'autres, enfin,

L'EGYPTE

Fig. 8.

qui retiennent à peine le vague contour de Finsecte et qu^on appelle scarabe'oïdes. Ils sont percés, dans le sens de la longueur, d''un trou par lequel on passait une mince tige de bois, un fil de bronze ou d'argent, une cordelette pour les suspendre.

...Plusieurs scarabées d'obsidienne et de cristal remontent à la VP dynastie. D'autres, assez grossiers et sans écriture, sont en améthyste, en émeraude et même en grenat; ils appartiennent aux commencements du premier empire thébain. A partir de la XVIIP dynastie, on les compte par milliers, et le travail en est d'un fini proportionné au plus ou moins de dureté de la pierre ^ » (fig. 8).

Outre ces insectes sacrés, la glyptique égyptienne produit, aussi bien que- la céramique, dès l'époque la plus reculée, des figures de toute nature, en ronde bosse et en intaille : statuettes de lions, de chats, d'hippopotames, de crocodiles, d'aigles, d'ibis, de serpents, de cynocéphales, de grenouilles (fig. 9), d'éperviers; images de divinités, principalement Neit, Sekhet, Nephtys, Isis, Horus, Phtah, Anubis, Harpocrate; symboles, tels que la croix ansée, le lotus, la boucle de ceinture qui, en cornaline, représente le sang d'Isis effaçant les péchés de celui qui la porte; l'œil mystique ou otqa (fig. lo) qui, lié au poignet, protège contre les serpents et le mauvais œil.

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