‹ La gravure en pierres finesChapitre 54 sur 75 · Chabouillet, Catalogue., n · texte numérisé non relu

Chabouillet, Catalogue., n

œuvres que Rodolphe fit exécuter à Alessandro, on cite les camées suivants : un Jupiter foudroyant les Titans; une Psyché ; Proserpine enlevée par Pluton * ; une Madone avec TEnfani Jésus dans ses bras, œuvre qui peut-être se rapprochait du camée anonyme ci-contre (fig. i83. Cabinet des médailles), dont nous admirerons à la fois la grâce et la simplicité.

Si longue et monotone que soit cette énumération rapide des graveurs en pierres lines de la Renaissance italienne, elle est bien loin d^être complète. Il faudrait citer, d'ailleurs, presque tous les artistes, dans les genres les plus divers, car tous, sculpteurs, médailleurs, orfèvres, abordèrent la gravure des gemmes. Benvenuto Cellini (iSoo-iS/o), par exemple, ne se contenta pas d'exécuter des merveilles d'orfèvrerie et d'émaillerie dans la monture des camées et des intailles qu'on lui confiait dans ce but ; il s'essaya aussi dans la glyptique. Une magnifique pièce du musée de Vienne, en or émaillé, représentant Léda et le cygne, œuvre de Benvenuto, est en partie un travail de glyptique, puisque la tête et le torse de la nymphe sont en pierre dure ^. Benvenuto raconte seulement qu'il exécuta beaucoup de montures de camées antiques, et qu'en i538 il travaillait à Rome aux parures d'or et de pierres fines de Francesco Sforza. On lui attribue par tradition la merveilleuse monture en émail d'un des camées antiques les plus disgracieux de notre collection nationale (fig. 184). On cite enfin, comme étant de lui, une petite écrevisse en cornaline et huit têtes

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