H. de La Tour, loc. cit., p
GRAV. EN PIERRES FINES. l8
mstallé son protégé Matteo... » La dernière mention qui soit faite de Matteo dans les Comptes de François !"■ est datée de i538. L'artiste véronais mourut en i547 ou 1548, peu de mois après son royal protecteur. Des élèves que Matteo dal Nassaro avait formés, et qui travaillèrent sous sa direction, perpétuèrent après lui Part de la gravure en pierres fines dans notre pays. L'un deux s'appelait Guillaume Hoison : un compte des menus plaisirs du Roi, de i53o, fait mention d'une somme de 448 livres, payée à Guillaume Hoison, lapidaire à Paris, « pour une Notre-Dame d'agathe garnie de neuf grosses perles, d'ung saphir et de deux rubis... et ung poignart ayant le manche de cristal et garny par la guesne de trois camayeux^ ».
En 1 541, le livre des dépenses de Marguerite d'Angoulême porte la rubrique suivante: « A Jehan Vinderne, tailleur de camayeulx, pour avoir taillé une grande amatiste de 7 poulces de haut (par ordre de la reine), i 5o livres ^. »
Des documents contemporains nous ferons connaître sans nul doute, dès qu'on voudra les rechercher, les noms d'autres graveurs en pierres fines qui ont vécu dans la familiarité et sous la protection de François P'", de Henri II, de Diane de Poitiers et de Catherine de Médicis. Quant aux ouvrages en pierres dures gravés à cette époque, ils abondent dans les collections publiques (fig. 189 et 190). A Paris, le Cabinet des médailles, — pour les camées et les intailles, — la galerie d'Apollon, au musée du Louvre, — pour les