‹ La gravure en pierres finesChapitre 61 sur 75 · G.-W. King, Antique gems and rings, t. I^ p · texte numérisé non relu

G.-W. King, Antique gems and rings, t. I^ p

la peine de l'emprisonnement perpétuel à laquelle il avait été condamné pour meurtre; le sujet en était Mars et Vénus pris au piège par Vulcain'. Cet artiste fécond signe parfois : D. CALABRESl FECE IN ROMA.

A Ferrare, la famille Sirletti attirait les regards de tous les amateurs de pierres gravées. Son représentant le plus illustre, Flavio Sirletti, appelé par le pape, vint s^installer à Rome, où il mourut le i5 août 1737. « On ne connaît, dit Mariette, presque aucun graveur moderne qui l'égale pour la finesse de la touche, ni dont le travail approche davantage de celui des Grecs. » 11 a reproduit sur pierres fines les plus belles des statues antiques de Rome, quelquefois en modifiant leurs attributs à sa guise : l'Hercule Farnèse, l'Apollon du Belvédère, le Bacchus sur une panthère de la galerie Justinienne, dont il fit un Mercure, le Caracalla du palais Farnèse, le Laocoon, qui passe pour son chefd'œuvre. 11 exécuta aussi de nombreux portraits. Comme la plupart des graveurs modernes, il inscrit sur ses œuvres son nom en lettres grecques, pour imiter les anciens : 0-2 ou simplement OAABIOT.

Les deux fils de Flavio exercèrent à Rome la même profession que leur père; ils s'appelaient Francesco et Raimondo; l'aîné signe OPArKIIPAHTOI.

Andréa Borgognone et Stefano Mochi sont signalés comme graveurs florentins vers la fin du xvii^ siècle. Domenico Landi, de Lucques, travaillait à Rome au commencement du xviii*^; en 17 16, il grava sur calcé-

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