‹ La gravureChapitre 27 sur 44 · FIG. 68. REMBRANDT · texte numérisé non relu

FIG. 68. REMBRANDT

La faiseuse de koucks.

Allemagne et en France, où les opinions italiennes régnaient depuis le xvie siècle, elles ne reçurent pas d'abord un accueil plus favorable. Lorsqu'on leurac-

corda enfin l'estime qu'elles méritaient, l'époque était venue où les graveurs français surpassaient ceux de toutes les nations et où ils ne devaient plus à bon dioit songer à se faire imitateurs. Le mouvement des écoles des Pays-Bas avant la seconde moitié du xvii- siècle est donc, à vrai dire, un incident dans l'histoire de l'art, les chefs-d'œuvre qu'il a produits n'ayant pas eu sur la gravure en général une influence durable. Pour qu'il en fût autrement, il aurait fallu que les graveurs des divers pays renonçassent non seulement aux traditions d'art nationales, mais encore aux modèles qu'ils avaient sous les yeux. Comment suivre la méthode de Bolswert ou de Pontius en l'appliquant à d'autres ouvrages que ceux de Rubens et de Van Dyck? Comment approprier le faire deVisscherou celui de Suyderhoef à des travaux entrepris d'après des tableaux peints ailleurs qu'à Amsterdam ou à Leyde?

Cependant, au moment où les écoles des Pays-Bas brillaient d'un si vif éclat, mais qui devait si tôt s'anéantir, que se passait-il en France et comment le beau siècle de la gravure s'y annonçait-il?

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