CALLOT A FLORENCE
dispositions de son élève, lui reprocha de travailler mécaniquement et de chic et ne cessa de h encourager à dessiner d’après nature.
D’autre part, pour fixer des programmes ou conserver le souvenir de fêtes, le burin eût été un instrument trop lent. Callot apprit l’usage de feau-forte telle que les Italiens, dès Parmesan, l’avaient comprise, telle que la pratiquaient alors Tempesta à Rome, Canta Gallina à Florence même, c’est-à-dire comme une méthode expéditive propre à préserver la
, Fig. 74. — Callot. Les Balli. [M. 648. 1].
rapidité prime-sautière d’un dessin. Callot apporta au procédé, pour son usage personnel, une légère modification : il substitua au vernis mou le vernis dur dont se servaient les luthiers, ce qui lui permettait d’interrompre son travail et de le reprendre à loisir et surtout de donner aux traits' la finesse sèche et nette et de figurer des foules pressées et lilliputiennes, sans confusion.
Habitué au dessin d’après nature, à l’eau-forte, rompu aux problèmes de perspective que soulevait l’agencement d’un décor, d’un ballet, d’une cavalcade, il était maître de sa main. Florence lui offrit les spectacles les plus propres à échauffer son imagination et à développer son génie. Historiographe des fêtes splendides de la Guerre d’ Amour, [M. 633-635] donnée en 1615 sur la Place Santa Croce, ou de la fête nautique organisée en 1619 par les tisserands et les teinturiers sur l’Arno