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LES TRADUCTEURS DE GREUZE. LES GALERIES

(1719-1782) le soin de graver le Paralytique (il SI), Y Accordée de village (1770), le Gâteau des rois , à Jean Massard (1740-1822), la Crache cassée (1773) (fi g. 96), la Mère bien-aimée (1775) et la Dame bienfaisante (1778). Greuze estimait qu’il avait gagné ainsi plus de trois cent mille livres.

Préférait-on aux contemporains les chefsd’œuvre des Hollandais.

Le Bas ou Aliamet (1726- 1790), traduisaient Témers, Berchem, Wouvermans, et les Italiens memes n’étaient pas oubliés. Larmessin s’était attaqué, non sans succès, à Raphaël, et Daullé évoquait d’une main impatiente Corrège ou les Y éni tiens.

Les amateurs qui achetaient de telles estampes s’intéressaient évidem ment moins à l’art de la gravure qu’aux œuvres reproduites. Nés un siècle plus tard, ils auraient acheté des héliogravures ou des photographies .

Pour grossir leurs cartons, des éditeurs avisés leur offrirent des albums où les tableaux de telle collection royale ou privée se trouvaient groupés.

Le duc d’Orléans leur donna l’exemple en faisant graver en 1710 la Galerie du Palais du Luxembourg . La Galerie de Versailles , sous la direction de Massé, parut en 1753, la Galerie du duc de Choiseul en 1772. Le marchand Lebrun poursuivit de 1777 à 1790 la publication de sa galerie. En 1789, Masquelier commençait la publication de sa Galerie de Florence. Parfois encore un marchand formait un recueil factice des dernières

Fig. 96. — Jean Massard. La cruche cassée, d’après Greuze (fragment).

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