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TECHNIQUE DE LA LITHOGRAPHIE

les belles pierres calcaires que l’on rencontrait sur les bords de l’Isar et de.se servir de ces pierres comme de clichés. Il réussit en cette entreprise. La lithographie était créée.

La technique en fut complète dès le début. Elle était et est demeurée très simple dans ses termes essentiels.

Sur une pierre calcaire spéciale dont le type est la pierre de Solenliofen, parfaitement planée, on dessine avec une encre grasse à hase de cire et de noir de fumée, — on lave ensuite la pierre avec une solution acide, qui a la propriété de fixer le dessin. — Il ne reste plus alors qu’à encrer la planche, l’encre est retenue par les parties seules que le dessin a couvertes. — On tire les épreuves à la presse.

Le dessin peut être exécuté avec un crayon; c’est le système le plus ancien. Il peut être tracé à la plume ou au pinceau. Ces procédés peuvent être employés isolément ou être combinés. On peut reprendre sur les noirs pour obtenir des lumières, à l’aide d’un grattoir. Enfin on a imaginé (procédé Tudot) une sorte de manière noire sur la pierre lithographique.

Dessin, encrage, tirage comportent des manipulations délicates, mais l’apprentissage en est aisé et la lithographie permet, en somme, de multiplier, sans altération aucune, les épreuves d’un dessin librement exécuté. Le burin, l’eau-forte, le bois, livrent des traductions de la pensée; la lithographie met en communication directe le public et l’artiste.

Ni Senefelder, ni les importateurs de la lithographie en Erance, André en 1802, Bergeret en 1804, n’avaient de préoccupations esthétiques : ils songeaient à des applications commerciales, s’offraient à imprimer des prospectus, des factures, de la musique, des modèles de dessin Pourtant les ressources présentées aux artistes par le procédé nouveau ne restèrent pas longtemps inaperçues. Senefelder, vers 1800, publiait des dessins sur pierre; en 1804, à Paris, Bergeret, en tête d’une circulaire, dessinait un Mercure; en 1805 et 1806 le duc de Montpensier, à Londres, traçait d’intéressants croquis qu’il prenait soin de dater. Le baron Lejeune en 1807 à Munich, le colonel Lomet en 1808 en Autriche, faisaient des essaiscurieux et Vivant Denon qui avait tout d’abord montré de l’éloignement> pour la lithographie, l’abordait en 1809 et s’en constituait le propagateur.

Les débuts étaient lents, difficiles ; ils ne rencontraient ni l’appui de Napoléon, ni le concours du public. C’est seulement au début de la Restauration que se fit le lancement véritable. Presque simultanément,

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