‹ La gravureChapitre 223 sur 278 · M. LEGROS · texte numérisé non relu

M. LEGROS

force d’une intelligence très raffinée et très sensible, par la décision d’une facture très large, très osée et très accentuée, l’œuvre de Legros, fruit d’un demi-siècle de travail, a une valeur absolue et, dès à présent classique (fig. 159). L’inspiration religieuse dicta les premiers travaux de M. Legros et présida à des pages de toute beauté, La Mort cle saint François [Malassis. 56], la Sortie de la procession [M. 57], le Moine à V orgue [M. 63], le

Manège [M. 75]. L’artiste y joignit presque aussitôt l’étude de la vie quoditienne et surtout de la soulfrance et de la misère, et ce sont là les thèmes qui ont fini par l’occuper : ils dominent la Promenade du convalescent (pointe sèche) [M. 68], les Vagabonds [M. 71], les Mendiants anglais [M. 85], la Mort du vagabond ]M. 89], le Bonhomme Misère [M. 173], la Mort et le bûcheron [M. 141-142]. M. Legros, enfin, a gravé de nombreuses têtes d’études et a été un portraitiste incomparable. Qui ne connaît le portrait de Dalou [M. 41], et cette page souveraine, intense, sobre, digne d’être opposée aux œuvres du xvie siècle chères à M. Legros, le portrait du Cardinal Manning [M. 43}?

IX. — L impulsion donnée par l’eau-forte à la gravure originale a déterminé , depuis trente ans environ, la recherche d’autres moyens

Page 1