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ALLEMAGNE. GRAVURE DE TRADUCTION

MM. Nieuwenkamp, Reicher, Toorop, Yan der Walk, Gian Yeth, Witsen, Mlles Fies et Yan Houten. Enfin M. Storm de S'Gravesande serait compté parmi les plus distingués graveurs hollandais si, par sa vie, tout entière écoulée en France, il ne s'était complètement détaché de son pays.

Aux aquafortistes s’ajoutent les lithographes originaux. MM. Hoytems Yan Dongen, et Ten Cate. Un club de graveurs néerlandais a été fondé en 1885 ; de très belles publications : Pulchri Studio ont souligné la rentrée de la Hollande parmi les grands pays d'art.

YI. — En Allemagne, à l’aurore du xixe siècle, la faveur publique allait aux élèves et aux émules de Schmidt et de Wille. Des burinistes savants copiaient les chefs-d’œuvre classiques par des tailles rangées, pesantes et froides. L’infortuné Christian Frédéric Müller (1783-1816) se tuait, parce que sa Madone de Saint-Sixte n'avait pas eu tout d’abord le succès qu'il en escomptait et qu’elle obtint par la suite. Joseph Relier (1811-1873) préserva à Düsseldorf la tradition. Son chef-d'œuvre, autre hommage rendu à Raphaël, fut la Dispute du Saint Sacrement . Joseph Mandel de Berlin (1810-1882) et ses disciples, MM. Ludwig Jacoby et G. Eilers se rattachent à ce passé vénérable. Près du burin, la lithographie se consacra d'abord en Allemagne aux travaux de reproduction: Piloti (1786-1844), Strixner, firent ou dirigèrent une quantité énorme de copies de tableaux et de fac-similé de dessins. Successivement, les galeries de Munich et de Berlin furent traduites par la lithographie. Puis, plus près de nous, l'eau-forte s'est imposée et, autour de M. W. Unger(né en 1837), de nombreux artistes, dont quelques-uns font parfois aussi œuvre originale : MM. P. Halm, W. Heclit, E. Forberg, A. Krüger se sont consacrés à l’eau-forte de reproduction.

Nous avons déjà dit la virtuosité de M. Kœpping, élève et rival de M. YValtner, et qui, depuis 1890, réside à Berlin.

Il serait possible de suivre à travers le siècle tout entier une production continue d'eaux-fortes originales. Dans la période la moins favorable, Christian Erliard (1795-1822) faisait quelques croquis. Reinhardt et J. A. Koch (morts tous deux en 1839) confiaient au cuivre quelquesuns de leurs laborieux paysages. Une animation nouvelle fut apportée par le romantisme : Moritz de Schwind (1804-1871) raconta les légendes populaires, imité tout d'abord par Ludwig Richter (1813-1884) dont l’imagination spirituelle se libéra ensuite. Après ces artistes, auxquels il faudrait joindre Fübrich (-j- 1876), sans oublier Menzel (1815-1905) qui, vers

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