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ALLEMAGNE. GRAVURE ORIGINALE. ILLUSTRATEURS

1 843- J 844, apporta à Feau-forte une très passagère contribution, ia période toute contemporaine nous présente deux groupes remarquables d’artistes.

A Munich, W. Leibl (1844-1900) définit avec une perspicacité savoureuse des héros simples et familiers. M. Franz Stück apporte à Feau-forte la hardiesse de facture, l’originalité tranchée de conception, par lesquelles s’est imposée sa peinture. Une seule page comme Lucifer suffirait à le classer.

A Berlin, Karl Staulfer-Bern (1857-1891) a tracé des effigies d’une netteté plastique très grande et M. Moritz Geyger (né en 1861) met en scène les animaux avec un humour tout germanique. Près de Max Liebermann, qui s’est parfois distrait à graver, près de Hans Meyer qui a repris comme d’autres, et avec succès, le thème de la Mort, l’attention s’arrête à l’œuvre considérable, et par le nombre et par la portée, de M. MaxKlinger (né en 1857). M. Max Klinger qui, peintre et sculpteur, représente à un si haut degré les aspirations et les retours de la pensée allemande, a, depuis 1879, développé, en une série de cycles (les Victimes cï Ovide, 1879; V Amour et Psyché , 1880 ; les Drames, 1883 un Amour, 1887; la Alort , 1885-1903), des images et des idées nationales. Mme Kàthe Kollwitz évoque, avec une intensité dramatique, les émeutes et les grèves.

B. Mannfeld (né en 1848) s’est consacré à la gravure d’architecture.

A Düsseldorf vécut un groupe de lithographes originaux dont le meilleur était T. Hoseman. A l’heure présente, la lithographie originale fleurit surtout à Carslruhe. Elle s’honore de M. Kallmorgen ; un mouvement tout à fait remarquable de lithographie en couleurs est conduit par MM. J. Kampmann, de Volkmann, et par M. L. Otto de Dresde.

C’est à l’école de l’Angleterre que se formèrent les graveurs sur bois qui travaillèrent pour l’illustration. Le meilleur d’entre eux fut longtemps W. Gubitz (1786-1870). Parfois d’ailleurs les éditeurs eurent recours à des praticiens étrangers. Après une période dominée par les tendances romantiques et par l’esprit décoratif des nazaréens, période où Schwind, Führich, Schnorr, L. Richter fournirent des dessins, oùRethel (1816-1859) composa ses poèmes saisissants sur la Mort, Menzel imposa aux Allemands son génie et ses conceptions d’illustrateur. Remarquons d’ailleurs que la Vie de Frédéric le Grand par laquelle il se révéla, date de 1839-1842, époque où Raffet et Meissonier s’étaient déjà fait connaître.

L’influence de Menzel a cédé, de nos jours, devant des forces nouvelles : Bôcklin, le préraphaëlitisme, le mysticisme, agissant surtout grâce à MM. Max Klinger ou Franz Stück.

Une place spéciale doit être réservée aux humoristes : les albums de

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