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PAYS SCANDINAVES. M. ZORN

W. Buscli (1832-1908) ont amusé toute l’Allemagne. Les Fliegende Blàtter (depuis 1844), où Ton recherchait surtout les dessins d’A. Oherlânder, puis de W. Dietz, de Harburger et d’E. Kirchner, Simplicissimus avec Th. Heine, Jagend avec G. Hirtli, ont une vogue européenne. Ajoutons que TAllemagne a de très nombreux magazines et que die Kunst far Aile est, de F aveu d’un Américain, M. J. Pennell, le mieux dirigé des magazines du monde.

L’Autriche est loin d’offrir une pareille floraison. En 1845, fut publié à Vienne un album de lithographies dont la meilleure page est ! v Brasseur d’Eybl. Aujourd’hui, quelques artistes remarquables, l’excellent aquafortiste de reproduction, MaxRedlich (né en 1840), des graveurs originaux d’eaux-fortes en couleur, MM. Fr. Simon et Miclil, de Prague, les collaborateurs de M. Max Lehrs pour la publication des Neue Lithographen^ et parmi eux Hans Tlioma, travaillent à constituer une école nationale.

VIL — L es pays Scandinaves ont témoigné depuis peu d’années seulement de leur originalité dans les arts graphiques. Le buriniste suédois L. Ruben (1818-1875) vécut surtout hors de son pays. En 1874, deux graveurs allemands : Unger et Lowenstamm, furent appelés à Stockholm pour y reproduire les tableaux de la galerie royale. Ils intéressèrent à leur art quelques suédois. M. Cari Larsson fut un des premiers conquis ; depuis, M. Osterlind, qui vit en France, pratique avec succès la gravure en couleurs et la Suède s’enorgueillit d’un des meilleurs graveurs originaux de l’Europe : M. Anders Zorn (né en 1860). M. Zorn écrit sur le cuivre avec une spontanéité, une hardiesse qui résident surtout dans le maniement de la pointe ; la technique demeurant d’une simplicité et d’une sobriété classiques. Des traits parallèles, obliques, rayent et balafrent les formes. Ils modèlent des images qu’une observation pénétrante dote de vie réfléchie : études sur- des motifs familiers, galerie de portraits uniques où Renan (1892), M. Anatole France, M. Zorn lui-même sont représentés par des effigies dignes d’eux, où le charme de la femme dans ses beautés successives est dit avec une discrétion aristocratique et réaliste (flg. 169).

La Norvège a nourri Thaulow (1847-1906), qui contribua plus que tout autre à la vogue de la gravure en couleurs. M. Nordhagen est un fin portraitiste.

Au Danemark s’est déployée une activité considérable, sinon fort originale. Joël Ballin (1822-1885), buriniste habile, a vécu en France et Ira-

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