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RUSSIE. ESPAGNE

vaille pour Goupil : c'est lui qui a gravé les deux pendants célèbres d'après Protais, Avant et Après la Bataille. Cari E. Sonne (1804-1878), élève de Toschi, résida longtemps en Italie. Lorenz Frolich (1820-1908) a travaillé à Paris. La génération actuelle offre plus de personnalité, avec C. H. Bloch (1834-1890), avec M. Hansen, adonnés à l'eau-forte, ainsi que le maître peintre Kroyer. On connaît en France l'illustration des contes d’Andersen par M. Hans Tegner.

VIII. — Dès le xvne siècle, des graveurs d'Occident furent appelés en Russie et, dès ce moment, on compte quelques graveurs russes : Léonzi, Tarasséwich par exemple. Au siècle suivant, Schmidt séjourna à Saint- Pétersbourg de 1757 à 1762 et y forma quelques élèves ; parmi eux, J. P. Tchémessow. Des graveurs au burin travaillèrent pendant la première moitié du xixe siècle : Klauber, N. J. Outkine (1780-1863) J. Tchesski (*j* 1846). Jordan fut le dernier d'entre eux.

De 1849 à 1855 fut publié en chromolithographie, à Moscou, un recueil des Antiquités de Russie d'une exécution remarquable.

En 1870-71 on tenta une société des aquafortistes, qui disparut presque aussitôt. L'illustre peintre Répine a fait quelques eaux-fortes et le grand sculpteur P. Troubetzkoï s'est amusé à de très rapides croquis. M. W. Mathé a un œuvre plus considérable et très habile. Il fait aussi de la gravure de reproduction, genre dans lequel s'est distingué Massalof.

En Finlande, après Edelfelt (1854-1905), M. Axel Galien (1865) traduit, avec une spontanéité âpre, des conceptions tourmentées.

La Pologne compte des burinistes, M. A. Oleszczinski, des aquafortistes traducteurs, groupés par Jazinski. En 1903 a été publié à Gracovie un Album de la Société des peintres graveurs polonais.

Au delà des limites de l'Europe, l’Arménie est la patrie de M. Chabanian et de l’observateur très parisien, très raffiné, presque trop habile qu'est l'aquafortiste Chahine.

IX. — Nous terminons cette enquête avec les pays latins. L'Espagne n'a pas donné encore de successeur à Goya, graveur. Elle a vu naître quelques intéressants artistes : le recueil des Recuerdos tj Bellezas de Parcerisa compte dans l'histoire de la lithographie. Martinez fut un bon élève de Calamatta; M. R. de Los Rio s est un distingué graveur de traduction. L'eau-forte originale avait dû à M. Fortuny d'étinçelants croquis. M. R.

Fig. 169. — M* Zorn. Portrait (1903). [Schubert. 142].

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