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LES ORIGINES

I. Définitions sommaires. — II. Le problème des origines. Position véritable. Complexité. — III. Quelques ancêtres de la Gravure sur bois. — IV. Rôle social de la Gravure naissante. Les Xylographies. — V. Le criblé. Premières Gravures en creux.

I. — La gravure se propose de donner des copies multiples d'un dessin unique. Pour obtenir ce résultat, on prépare une plaque de matière dure — bois, pierre ou métal — de telle manière qu’une fois enduite d’encre, elle soit, capable de fournir mécaniquement une image sur une feuille de papier.

La plaque préparée revêt, selon les procédés adoptés, deux aspects opposés. Ou bien le dessin à reproduire se tlétacbe en relief sur les parties qui doivent à l’impression demeurer blanches. La plaque ressemble à un cliché d’imprimerie : c’est la gravure en relief. Ou, au contraire, le dessin est creusé dans la plaque et celle-ci reste vierge là ou les blancs demeureront purs sur le papier : c’est la gravure en creux.

Ces procédés se sont, à travers les âges, raffinés et subdivisés; mais, au début, après des tâtonnements dont le souvenir nous est surtout conservé pour la gravure en creux, la gravure s’est présentée sous deux formes très simples :

Gravure en relief. Elle s’est pratiquée presque toujours sur bois, parfois, exceptionnellement sur cuivre ou sur un métal tendre. Sur la planche parfaitement plane l’artiste dessine sa composition. — Avec un instru-

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