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238 I A (•ni'SE ancienne.
Athènes perdue par son instabilité et sa nervosité : le type d'Alcibiade- — <>n voit se dessiner les causes qui amènent la défaite définitive d'Athènes.
La grande cause, qui domine toutes les autres, c'est Yinstabilité du qouvernt'inent clnnocmlique, lequel tourne franchement à la démagogie.
Combinons par la pensée les influences de divers phénomènes connus : le bavardage incoercible, produit de la cueillette et du commerce, l'ascension rapide de nouvelles couches sociales, fruit d'un rapide développement commercial, le nombre relativement grand des citoyens, qui en fait littéralement une « foule », le succès prodigieux des orateurs qui savent remuer les passions des foules, l'exaspération de la vie urbaine, produite par i'afllux anormal et forcé des campagnards dans la ville, cette crainte maladive de la tyrannie, laissée par les révolutions précédentes, et nous comprendrons le manque d'éqr.ilibre qui est le signe distinctif de Fopinion athénienne.
(> Si les Athéniens, proclame Thucydide, finirent par succomber, ce ne fut que sous leurs propres coups, au milieu des ruines amoncelées par leurs dissensions intestines'. »
Périclès, avons-nous dit, meurt de la peste dès la deuxième année de la guerre. Il meurt au bon moment. Un fort courant d'opinion commençait à se dessiner contre lui. On l'accuse d'avoir poussé à la guerre, ce qui n'empêchera pas la foule d'acclamer de nouveau, bientôt après, la guerre à outrance. Condamné à une amende. Périclès est presque aussitôt après réélu général. Lui disparu, des démagogues inférieurs se disputent l'influence. Ce sont eux que raillent amèrement Socrate, Platon, Aristophane. A chaque instant des généraux sont blâmés, disgraciés, condamnés pour n'avoir pas fait ce que la foule, de son agora, aurait voulu leur voir faire. Ceux ({ui acceptent la capitidation de Potidée sont blâmés parce ({ue le peuple aurait voulu qu'on forçât les Potidéates à se rendre à discrétion. Nous avons vu que Thucydide est banni pour n'avoir pas eu le