‹ La Grèce ancienneChapitre 105 sur 144 · IX. — Li:S Gl ERRES ENTRE CITÉS · texte numérisé non relu

IX. — Li:S Gl ERRES ENTRE CITÉS

sur les AllMmioiis trois cUrts : 1" cfïot d'appauvrissement partiel ; 2" etlet do coutaiiiinatioii par rciitassement des êtres Imniains dans l<i ville; 3" cirot d'énervement et de surmena i;c.

Cet esprit de suite des Spartiates se manifeste encore dans leur propagande insurrectionnelle, jamais découragée, chez les alliés d'Athènes. Par le mécanisme des mécontents, des bannis et des ambassadeurs, les Lacédémoniens suscitent à chaque instant des défections, qui obligent Athènes à diriger contre ses amis infidèles des flottes préparées pour agir contre ses ennemis. Méthodiquement, les Spartiates cherchent d'abord à se rapprocher de rilellespont par la voie de terre, en révoltant sur leurs chemins les cités des cotes de Macédoine et de Thrace inféodées aux Athéniens. C'est le rôle du roi de Sparte Brasidas, qui, par force, promesse ou menace, détermine ainsi la chute de plusieurs places fortes, comme Amphipolis. Or, on concevra l'intérêt qu'avait pour Athènes 1' « amitié » de ces cités du nord de l'Archipel, si l'on songe qu'elles gardaient la route de ïimportation des bois de construction pour la marine. C'est avec les forêts de Thrace cju'Athènes construisait ses vaisseaux. Puis, après les désastres de Sicile, Sparte entame résolument l'Ionie. Elle occupe Milet, insurge File de Chio et plusieurs autres îles ou presqu'îles de cette région. Vers la lin de la guerre, elle insurge l'Eubée, un des greniers d'Athènes, ce qui commence à sonner le glas de celle-ci. Nous avons noté ce rôle de « pépinière de capitaines « joué par Sparte à l'égard des insurrections latentes qui demandent un chef. On dirait que le gouvernement de Sparte a mûrement pesé et médité les paroles que lui adressaient, dès le commencement de la guerre, les ambassadeurs de Mytilène désireux de détacher Lesbos des Athéniens . « ... Ce n'est pas dans l'Attique que sera, comme quelques-uns le pensent, le siège de la guerre; c'est dans les contrées d'où l'Attique tire ses ressources*. » Chaque cité cjui quitte 1' <( amitié ■>• d'Athènes pour 1' « amitié » de Sparte prive la première de quelqu'une de ces ressources en blé, bois, denrées, tributs,

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