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Tliuc , II, XVI

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Sparte. Cette minorité, sans doute, est « patriote ». Socrate, Xénophon, Thucydide portent les armes contre les Lacédémoniens. Nicias. général sase et habile, qui subit l'estime hnprrieuse du public et qui se voit forcé de commander à contiecœur des expéditions qu'il désapprouve, s'incline devant son devoir. Mais le désir constant de ces hommes d'élite est de trouver nn joint pour faire la paix, au lieu que les démagogues sont sûrs de plaire au peuple en prêchant la guerre à outrance. Cotte aristocratie, à un moment, trouve le moyen de se remuer. C'est vers la fin de la guerre, lorsque les désastres de Sicile ont anéanti deux flottes athéniennes. Les aristocrates se ressaisissent, se concertent, réussissent à faire convoquer une assemblée //ors de la ville et à organiser l'oligarchie des Quatre- Cents, laquelle n'a rien de plus pressé que de faire des propositions de paix aux Lacédémoniens. Mais les Quatre-Cents ont compté sans la dernière flotte athénienne, qui stationne alors à Sanios. Cette flotte, furieuse, menace de faire un prommciamiento et de cingler sur Athènes. Devant cette attitude des marins, l'aristocratie terrienne lâche pied, et la guerre à outrance reprend de plus belle.

En résumé, Athènes est belliqueuse et démocrate en tant qu'elle tient à la mer; elle est pacifique et aristocrate en tant qu'elle tient à la terre. Cette divergence est la résultante lumineuse du conflit de deux éléments sociaux superposés.

La poésie contre la guerre : Aristophane. — Les partisans de la paix doivent attirer particulièrement l'attention, parce qu'ils ont avec eux la littérature.

Ils ont la littérature, parce qu'ils ont avec eux les bonnes familles, où la culture intellectuelle, de génération en génération, s'est plus raffinée ; ils ont la littérature parce que, bannis pour la plupart des affaires jjubliques, leurs hommes de mérite ont plus de loisirs, soit pour se livrer aux travaux de l'esprit, soit pour les goûter. Il est très clair, par exemple, que, si Thucydide a composé son Histoire de la Guerre du Péloponèse, c'est qu'une disgrâce lui a donné tout le temps de s'en occuper.

Le parti de la paix a pour lui les deux grands historiens de Tépoque, Thucydide et Xéuophon.

Xénophon, continuateur de Thucydide, est aussi connu comme disciple et apologiste de Socratè. C'est le condisciple de Platon, servant de contre-épreuve à celui-ci, et son exemple sert à montrer que le cas de Platon, fougueux adversaire de la démagogie, n'est nullement exceptionnel. Avec moins de fougue, Xénophon soutient les mêmes idées. Il se fait bannir d'Athènes pour « laconisme », c'est-à-dire pour sympathie à l'égard de Sparte, et c'est à Sparte qu'il va se réfugier. Lui aussi était du clan de ces propriétaires ruraux, amis des vieilles mœurs et auxquels, dans ses Économiques, il donne de graves conseils.

Mais les deux figures littéraires les plus typiques, dans ce conflit entre deux courants politiques, sont celles d'Aristophane et de Platon.

La comédie d'Aristophane n'est pas, comme la comédie moderne, une étude de mœurs ou de caractère. C'est une satire en action, une énorme caricature. L'intrigue, d'une fantaisie invraisemblable, ne sert que de prétexte à des bouffonneries systématiques dirigées contre les démocrates, les militaristes et les intellectuels « nouveau jeu ». Les personnages y sont nommés par leur nom et attaqués directement. Le tout-puissant Cléon n'y échappe pas, et le poète le traîne impitoyablement sur la scène.

Comment une telle audace est-elle possible? Comment peuton injurier publiquement les maîtres du jour, dont la puissance est si formidable? Comment l'audacieux n'est-il pas condamne à mort, à l'exil, ou tout au moins au silence?

Cette immunité du poète comique a deux causes :

1" Le théâtre, nous l'avons vu, est une institution sacrée. Il a pris naissance dans la fcte des vendanges, où, à côté des hymnes à Bacchus, se glissaient des chansons licencieuses et des bouffonneries agressives, canalisées depuis lors par la oomédic. L'idée que tout cela faisait partie de la fête d'un dieu engendrait une tolérance tacite, et, contre cette tolérance, de-

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venue traditionnelle, il rtait extrêmement difficile de réagir.

2" Les Athéniens, hantés {)ar la jalousie démocratique, ont une immense horreur de la tyrannie, et cette horreur se traduit par un l'cspect superstitieux des garanties politiques, accordées aux citoyens par les lois. « Tout est pour nous tyrannie , conspiration, dit Bdélycléon dans les Guêpes. Elle est mainte nant aussi commune (pie le poisson salé... Achcte-t-on des rougets, et ne veut-on pas de sardines? Aussitôt le marchand d'à côté, qui vend des sardines, de s'écrier : « Voilà un homme dont la cuisine sent la tyrannie! » La conséquence de cette hantise, c'est qu'on attache une importance extrême à toutes les barrières artificielles susceptibles de protéger la liberté. Les aristocrates eux-mêmes bénéficient de ces institutions démocratiques et s'en servent pour propager leur opinion. Tel est chez nous, par exemple, le respect oblige pour la liberté de réunion et la liberté de la presse. Tous les jours, dans la France actuelle, les gouvernants sont obligés de subir des injures imprimées, que l'on ne supporterait pas si elles étaient dites, mais qui deviennent inviolables par le seul fait de l'impression. La liberté du théâtre, à Athènes, est un peu quelque chose dans ce genre, et le démagogue le plus hardi ne saurait y porter atteinte sans encourir, aux yeux du bas peuple luimême, la redoutable accusation de « tyranniser ».

Or, c'est précisément parce que la presse n'existe pas que l'opposition aristocratique se jette sur le théâtre, comme sur un moyen de propagande. La chose lui est d'autant plus facile qu'elle compte dans son sein et les hommes de talent qui composent, et les Chorèges qui montent les pièces, et les Archontes éponymes qui acceptent celles-ci. Nous avons vu que les archontes sont des magistrats vieux jeu, n'ayant conservé de leur pouvoir que des débris décoratifs. Aussi, en vertu de vieilles habitudes et de vieilles lois, les choisit-on généralement parmi les aristocrates, alors que les Stratèges^ détenteurs effectifs du pouvoir, sont les créatures de la démagogie. Aristophane s'empare donc du théâtre, comme un leader d'opposition s'empare d'un grand journal, pour faire campagne contre le gouvernement.

Mais sur qui agir? Sur les aristocrates? Ils sont déjà convertis, ce qui ne suffit pas. Le poète agira sur le peuple, cet immense peuple qui remplit l'immense théâtre, sur cette canaille intelligente et spirituelle qui compose les classes inférieures. Pour plaire à cette canaille, il faut s'encanailler. Et nous voyons s'expliquer lumineusement les grossièretés, les trivialités, les obscénités d'Aristophane, mêlées à tant de verve, de finesse et d'art délicat, <( Il faisait sourire Platon tout à l'heure, dit Paul de Saint- Victor. Maintenant il va faire poufl'er les tripiers et les marchandes d'herbe ^ » Vous voulez de gros lazzis? En voilai des mots baroques? en voilà! des ordures? en voilai L'aristocrate se fait peuple pour divertir le peuple, et lui rendre ridicules ses idoles. Et il est probable que le peuple, bon enfant, applaudit la caricature de Gléon, sauf à applaudir Cléon le lendemain, car la canaille athénienne, quoique pétrie d'esprit, est fort versatile. Nous en verrons des exemples stupéfiants.

Quatre pièces d'Aristophane, sur dix qui nous restent, sont dirigées contre les politiciens fauteurs de la guerre. Ici, c'est un propriétaire, Dicéopolis, qui, ayant conclu sa petite paix pour lui tout seul, voit l'abondance régner dans son domaine pendant que ses compatriotes vont se faire casser la tète, et fait ripaille pendant que les autres crèvent de faim [Les Acharniens). Là, ce sont les nations de la Grèce, incarnées en des personnages, qui retirent la Paix d'une caverne où des scélérats l'avaient jetée {La Paix). Ailleurs, c'est Lysistrata (mot à mot celle qui licencie l'armée), qui détermine toutes les femmes à se mettre en grève et à ne plus rentrer dans leurs loyers avant que leurs maris. Athéniens et Lacédémoniens, se soient mis d'accord [Ltjsistrata). La pièce des Chevaliers s'attaque à Cléon en personne. Dans les Grenouilles et les Thesmophories, le poète s'en prend à Euripide, accusé de pervertir les vieilles mœurs par les idées nouvelles. Pour la même raison, et par une méprise explicable, la pièce des Nuées s'en prend à Socrate, que l'au-

1. Los fpmines, et y-àr conséquent les niarcliandcs d'Iierbes, n'assistaient pas aux comédies. Paul de Saint-Victor est donc distrait : mais on saisit le contraste qu'il veut traduire.

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teiir conl'oiul rvideiumoiit avec les sophistes nous avons vu (|uc la confusion était possiMe . Les llarangncuscs raillent les femmes émancipées et la satire, en définitive, ricoche sur la démocratie. Dans P/ffhts, le dieu des richesses, guéri de sa cécité, se met à distribuer ses faveurs à bon escient, ce qui occasionne bien des changements à vue dans Athènes. Enfin, dans les Oiseaux, Aristophane, plus fantaisiste que jamais, suppose une ville bâtie dans les airs, d'où l'on bannit — et c'est ici que le comique se donne libre jeu — tout ce qui lui déplait dans la société actuelle. Cette ville aérienne d'Aristophane est le pendant comique de la Jirpubliquc de Platon, dont on peut dire qu'elle est pareillement bâtie dans les nuages, et pour les mêmes motifs. Partout donc, en définitive, le souci d'une restauration politique et sociale, et la première condition de cette restauration, c'est de faire la paix. Ainsi Aristophane, seul des comiques, a-t-il des accès de lyrisme en face de la nature, de la campagne. On trouve dans la Paix, notamment, des passages idylliques, mais d'un effet très calculé : « Quand la cigale chante sa douce mélodie, j'aime à voir si les vignes de Lemnos commencent à mûrir, car c'est le plan le plus précoce. Je regarde aussi grossir la figue et, lorsqu'elle est à point, je la mange en connaisseur, et je m'écrie : « 0 l'aimable saison! » Mais voici la morale : « Enfin j'engraisse à passer ainsi l'été bien plus qu'à regarder un maudit officier, avec ses trois aigrettes, et sa chlamyde d'un rouge éclatant... et qui (à la bataille) se sauve le premier, comme un grand coq jaune, en secouant son panache, tandis que je reste exposé au fort du combat! » Il y a plus fort : le poète va, en pleine guerre contre Sparte, jusqu'à chanter Sparte dans ses vers. Il ose écrire, dans le chœur final de Lijsistrata : « Quitte encore une fois l'aimable sommet du Taygète, ô muse laconienne... oh! viens! accours d'un pas léger, chantons Sparte qui se plait aux divins chœurs et aux danses gracieuses », On n'est pas plus sans-gène dans la réaction contre un courant d'idées. Qu'on se figure un poète français qui aurait, en 1871, mis sur les lèvres d'un acteur un couplet commençant par : « Chantons la Prusse! » Telle est donc

à la fois la division des esprits dans les cil es grecques et la liberté de langage qu'y ont créôc les mœurs politiques.

La philosophie contre la guerre : Platon. — Si Aristophane est un Platon grotesque, Platon est un Aristophane sérieux. L'œuvre du grand philosophe, en effet, est éminemment satirique. Elle est, par la pensée qui l'inspire, une protestation coutinuelle contre la démocratie athénienne et une aspiration secrète vers des institutions sociales analogues à celles de Sparte.

Platon est le plus brillant des amis de Socrate. Son œuvre entière est consacrée à l'apothéose de celui-ci. Non content de le défendre, il s'efface volontairement dans ses dialogues, et met ses propres idées sur les lèvres de ce maître admiré et chéri. Cette forme du dialogue convient admirablement aux inclinations artistiques de Platon qui, s'il faut en croire une anecdote, aurait, après des débuts poétiques, brûlé toutes ses tragédies lors de sa première rencontre avec Socrate. pour s'adonner à la philosophie. Ce souci de l'art et cette forme du dialogue font que la vraie pensée de Platon est quelquefois flottante. Ce sont des morceaux brillants, des envolées, des mytJif's^ des allégories, comme celle de la caverne, des prosopopées, comme celle des Lois parlant à Socrate. 3Iais ce qui est très clair, c'est l'amour de la hiérarchie, de la subordination, qui éclate dans tout le système du philosophe, lequel est à la fois une œuvre d'art et une généralisation des principes d'aristocratie. l*artout, dans ce système, la division en trois étages. Trois facultés dans l'àme : les sens, le cœît?'- et la raison. L'objet des sens, c'est \a.miiltiplicifé; l'objet du cœur, les rapports entre la multiplicité et runité; l'objet de la raison, Y unité. Aux sens se rapportent les phénomèîies, au cœur les nombres, à la raison les idées. Les sens ont leur symbole dans le ventre, le cœur {thymos) dans le cœur [organe), la raison dans la tète. La science des sens, c'est la p/if/sique ;\r science du cœur, c'est Yarithmé-

1. Le mot idin- rend ici le mot grec t/nj))ws. qui est iiilraduisible. Ce • cutir » n'est l'as seulement une faculté senlimentale, mais encore un ilcgrr d'inft'llifjt'nce inlermt'diaire entre les sens et la raison.

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liqur^\ la science de la raison, la diidi'i Itifuc. Les sens ont une vertu : la temjx'nincc; le cœur en a une : le coiira(je;\n. raison en a une autre : la prudence. Les trois réunies font la justice, qui est riiarmonie des autres. Dans l'ordre des éléments, aux sens correspond la terre ; au cœur, Veau et Vair, qui sont l'un et l'autre des lluidos et ne diffèrent que parla densité; à la raison le feu, qui règne au-dessus de l'air, dans l'éther. La Cité se taille sur le patron de l'âme humaine et du corps humain. Elle a une tête : les magisti^als; elle a un cœur : les guerriers ; elle a un ventre : les artisans. Et les artisans ont surtout besoin de tempérance, les guerriers de courage, les magistrats de prudence. La connaissance enlin a trois degrés : Yojjinion vague, faite pour le peuple ; V opinion certaine, faite pour les guerriers ; la vérité scientifique, faite pour les magistrats. Et chacun des étages de l'àme loge un amour ^particulier ; amour sensuel à l'étage inférieur, amour courageux à l'étage intermédiaire, amour rationnel à l'étage supérieur. C'est ce dernier, le plus épuré, qui, peu compris d'ailleurs, a donné naissance à l'expression à' amour platonique. Le procédé du philosophe est celui de Yéliminatio)i, du choix, de Yascension dialectique. Car dialectique vient d'un mot qui signifie choisir. Le choix, Yélite, Yépiiration, voilà l'idée maitresse. Ce qui perd la science, c'est la vulgarité; ce qui perd la cité, c'est le vulgaire. Remontez aux idées d'élite, faites-vous des âmes d'élite, livrez-vous aux amours d'élite, confiez le pouvoir aux hommes (V élite. L'homme chez qui les sens dominent la raison est une cité où la démocratie évince l'aristocratie. Voilà l'harmonieux ensemble de conceptions qui forme l'unité de la philosophie platonicienne, et cette unité, on le voit, part d'une pensée aristocratique.

Grâce à cet élan vers l'idéal, Platon s'élève, en philosophie pure, à des vérités au-dessus de son époque. Il retrouve, mieux encore que Socrate, le concept d'un Dieu unique et immatériel, ingénieux ordonnateur du monde [Timée). Il reconnaît dans ce Dieu la beauté infinie [Phèdre et Banquet). Il en fait l'objet

1. Ce qui semble très bizarre; mais voir la note précédeule. Tout cela senchaine merveilleusement.

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lointain et suprême de Famour souverainement épuré [Banquet ,. Il proclame Timmortalité de l'àme iPhédon). Il la démontre, il est vrai, par des arguments obscurs et lég-èrement sophistiques, mais cette entreprise nouvelle prouve du moins l'effort merveilleux que fait lintellieence du philosophe pour donner la théorie scientifique d'une croyance persistance, quoique vague, et pour rejoindre, par-dessus les obscurcissements de la mythologie, les traditions primitives de l'humanité. Toujours par ce procédé d'épuration, il fait du « juste parfait » un portrait qui, plus tard, a fait penser au Christ. Mais c'est dans la République, ouvrage de longue haleine, qu'il a concentré avec le plus de complaisance tout le suc de ses idées. Il y fait, avec l'outrance d'un pur théoricien banni des affaires, le tableau de la Cité idéale. Puis, se ravisant, il compose Les Lois, où il diminue les exigences de l'idéaliste tout en les laissant fort grandes. La Cité modèle de Platon, naturellement, doit être gouvernée par la tète, c'est-à-dire par dos magistrats philosophes. Et ces magistrats philosophes doivent être des hommes riches. « A qui imposeras-tu la garde de la cité, dit-il, si ce n'est à ceux qui, mieux instruits que tous les autres dans la science de gouverner, oîit une vie bien préférable à la vie civile », autrement dit : « ont assez de revenus pour se passer d'appointements ))? Quant aux politiciens qui vivent de la politique, c'est un fléau que Platon, en maint passage, accable de son mépris. Mais, si la Cité est gouvernée par des hommes idéalement sages, autant vaut que leur pouvoir soit absolu. Et Platon, tranquillement, trace le programme dune tyrannie absolue de la Cité. La législation, dit-il, doit « rcndn- heureur ceux qui l'observent en leur procurant tous les biens ». Cette redoutable définition engendre une réglementation inouïe. Tout est réglé par les lois dans la Cité modèle : le mariage, la naissance, tous les actes do la vie privée. Les femmes seront communes dans les classes des guerriers et des magistrats pour que des devoirs trop étroits de famille ne les détournent pas du service impérieux et souverain de la Cité. Les propriétés seront inaliénables. Pas de négoce : cela pervertit; pas de poésie :

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