Dumonf, De plumbeis apud Grœcos iesseris
fera graver sur ce trépied la didascalie, c'est-à-dire les noms de l'archonte, du poète, du chorège, de la tribu, du premier acteur, du joueur de flûte, et le titre des pièces. Puis l'on consacrera ce monument dans un temple, ou bien on le dressera sur une base dans un endroit public, comme la rue des Trépieds, à Athènes.
Une pièce grecque, tragédie ou comédie, présente une grande variété de rythmes. Elle contient des récitatifs soutenus par une lente mélodie, et des chants proprement dits. Le dialogue, d'ordinaire en vers iambiques ou trochaïques, se module avec un accompagnement de flûte. Les parties lyriques sont exécutées sur un air fixé par l'auteur de la pièce, et figurées aux yeux par des danses. Le poète réglait luimême les évolutions des choreutes, au nombre de quinze dans les tragédies, de vingt-quatre dans les comédies. Tantôt le coryphée, isolé au miUeu de l'orchestre, préludait à un solo. Tantôt les choreutes se partageaient en deux groupes pour exécuter des pas et des couplets alternés. Le plus souvent, le chœur évoluait d'un rythme uniforme et chantait à l'unisson. Les pas de danse, les notes, les mètres, les syllabes se correspondaient exactement dans les morceaux modulés sur le même air. L'antistrophe, même rejetée après un dialogue, reproduisait la mélodie de la strophe avec les mêmes mouvements des choreutes. La strophe se dansait de gauche à droite, l'antistrophe de droite à gauche ; pour l'épode, le chœur restait immobile au milieu de l'orchestre.
Malgré cette variété de formes métriques, le drame grec est d'une saisissante harmonie. Une pièce de Sophocle ou d'Aristophane est une vaste composition musicale, où toutes
Acteur comique.
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li'> i^arties s\'(jiiilil)riMil s;iiis luoiiolonio ni laidour, oii dans la liclii'ssi' cl la fanlaisie du détail reparaît, à inlcM-vallcs fixes le iiiolir doiiiiiiaiil. Li's (ragcdies présenleiil une éloniiaiile symétrie dans la disposition des conplcts lyriques, des dialoj^ues, souM'iit même des idées el des mots. Le drame se eoupe en cinq parties que séparent l'une de l'autre les eliants du cluvur. Après la scène d'e\i)Osition ou prologos, les clioreutes font \cm' entrée par un couloir latéral et gagnent lentement la plate-forme de l'orchestre en modulant la parodos. Dès lors, le drame oscille des personnages au chœur. A chaque épisode, où se déroule l'action, répond un stasùtion, hymne ou comjtlainte. A mesure que la situation se complique ou se précise, le chœur en dégage l'idée musicale. Dans les crises de douleur ou de joie, un des acteurs exécute un solo ; puis tous les personnages et les choreutes s'unissent pour un chant de triomphe ou de deuil. Après trois épisodes et trois stasima, le drame se dénoue et le chœur se retire en lançant l'hymne final de lV.rorfo.s-. Une comédie d'Aristophane est construite de même. Seulement les stasima y sont plus courts que dans la tragédie et le chœur se môle plus directement à l'action. De plus, la comédie avait conservé la tradition d'un curieux intermède des fêtes dionysiaques : c'était la jja/^abase, une procession burlesque. Vers le milieu de la représentation, l'action s'interrompait, les personnages quittaient tous la scène. Après le kommation, court adieu aux acteurs, les choreutes se retournaient, défilaient devant les gradins des spectateurs, en débitant une tirade moitié sérieuse, moitié plaisante, sur les affaires publiques : c'étaient les tétramètres anapestiques, la parabase proprement dite, que suivait \e ptiigos, psalmodie en dimètres anapestiques. Puis le chœur se séparait en deux parties. Le premier groupe entonnait une strophe religieuse, puis un couplet moqueur, Vépirrhcme, en vers trochaïques. Le second demi-chœur y répondait par l'antistrophe et l'antépirrhème. Rien n'est laissé au hasard de l'inspiration par cet art savant,
si réglé dans ses audaces et ses fantaisies, si libre dans sa rigueur géométrique.
Les formes du théâtre, des genres lyriques, même de l'épopée, s'expliquent par l'union étroite de la poésie et de la musique.
A cette alliance féconde, les deux arts devaient en grande partie leur puissance et leur originalité. Au iv" siècle, une scission se fit entre eux ; ce qui amena la transformation et la décadence de tous les deux.
La musique avait été la première à s'affranchir.
D'assez bonne heure, l'on avait inauguré aux jeux Pythiques des concours de flûte et de cithare. Cette mode s'était répandue en Grèce. On s'était mis à construire des théâtres spéciaux pour la musique, comme les Odéons de Gorinthe, de Gatane et d'Athènes. Au temps d'Euripide, la musique prétendait supplanter la poésie, devenait pittoresque, passionnée, aspirait à exprimer
Monument choragique de Lysicrate, à Athènes.
tous les sentiments, même les idées ; elle voulait rendre inu-
tî6f. l.A (iUi:CK AVANT A I.KX ANDH E.
liles les i)arolcs et le mètre. Cette révolulion artisti(iue se prélipito au IV*" siècle. Dans les pièces de Timotliée, un des artistes favoris dWlexandre le Grand, la musique dominait les vers du dialogue et le chant des chœurs. De plus en phis se développa le goût des concerts, où l'on entendait uniiiuement de la musique instrumentale.
En revanche, les poètes tendent à réduire dans les compositions littéraires le rôle de la musique. On ne déclame plus en les modulant Y Iliade et XOdysscc : on les lit. On utilise les anciens rythmes pour écrire des épopées, des poésies légères, destinées simplement à être parcourues des yeux. D'Eschyle à Sophocle, de Sophocle à Euripitle, diminue l'importance des chœurs. Le chant et la musique, après avoir été l'essentiel, deviennent l'accessoire. Bientôt l'on composera des tragédies de cabinet, conception inintellii^ible pour les hommes du v" siècle. Dans l'histoire de la comédie, la transformation est plus rapide encore. Déjà le chœur est supprimé dans les dernières pièces d'Aristophane. Les auteurs de la comédie moyenne et de la comédie nouvelle ne visent plus qu'à railler les travers de leur temps, à poursuivre de leurs quolibets le parasite et le soldat fanfaron, le paysan, le cuisinier, l'usurier, l'homme de lettres et le philosophe. L'important pour cette nouvelle école littéraire, c'est l'intrigue dramatique et la peinture des caractères. Alors naît un art tout différent, qui annonce la comédie des Romains et des modernes. Mais de la poésie chorale, de l'antique conception dramatique, du grand art illustré par Pindare, Sophocle et Aristophane, il ne reste qu'une ombre au temps d'Alexandre. Tout cela s'est évanoui le jour où se séparèrent les éléments constitutifs de la vraie poésie grecque, des rhapsodies épiques, de l'ode dorienne comme du drame attique : le chant et la danse, le vers et la musique.
§ 7. La prose. — Le dernier venu des arts de la Grèce est la prose littéraire. Si elle s'est développée tardivement, la
raison principale en est dans la répugnance que les Hellènes témoignèrent longtemps pour l'écriture. Ils préféraient le jeu de la parole vibrante et vivante, le choc sonore des idées et des mots. Pendant des siècles, ils se refusèrent à fixer leur pensée avec les caractères incommodes et anguleux des alphabets primitifs, mal adaptés à la langue; ils se détournaient de ces intrus disgracieux et muets, qui ne savaient rien dire à leur imagination.
C'est dans les temples que s'est éveillée la prose ^ Les prêtres employèrent l'écriture pour fixer une série de faits qui se confiaient mal à la mémoire et au rythme poétique. Sur des .bandes de bois, de peaux, de plomb, de cuivre ou de pierre, ils consignèrent les détails relatifs à l'administration du sanctuaire : règles du rituel, prières, imprécations, comptes, généalogies, listes sacerdotales, envois de colons, chronique du lieu saint, catalogues des vainqueurs aux jeux. Les cités suivirent cet exemple. Traités, contrats, formules de serments, lois et décrets, listes et comptes de toute sorte, dédicaces de statues, voilà le sujet des plus anciennes inscriptions découvertes sur cent points du domaine des Hellènes, surtout à Olympie, en Locride, à Dodone et à Délos. La prose épigraphique était créée ; dès lors, et jusqu'à la fin de leur histoire, les Grecs n'ont cessé de consigner, sur des tables de métal ou de pierre, tous les incidents de leur vie publique et privée.
Jusque-là, les Grecs n'avaient rien apporté de nouveau dans le monde. Avant eux, et autant qu'eux, les Égyptiens, les Assyriens avaient couvert de listes chronologiques, de rituels, d'ordonnances royales, de récits de batailles, de formules et de recettes, les parois de leurs tombeaux, de leurs palais et de leurs temples. Mais les Grecs sont allés plus loin.
1. Eg-ger, Des origines de la prose {Mém. de litt. ancienne) ; Histoire du livre, Essai sur l'histoire de la critique chez les Grecs; la Littérature grecque, 1890.
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lis ont su (l(Miner :i la lanp:iie iiiu' foi-nie ai'Lisl,i(|uc sans le secours ilu nu'trc, sans la niosuic poétique. Ils ont inventé la prose liltcrairc cl en ont fail par oxoolloncc rinslrumcnt (11' la pensée.
Les léy:isla(eurs et les lionnnes d'IUat que les Grecs désignaient sous le nom des Sept Stigcs paraissent avoir contribué beaucoup à pousser dans cette voie le génie hellénique. Le premier livre en prose que nous possédions, au moins par fragments, est un ouvrage à la fois historique et philosophique, rédigé au vi* siècle en dialecte ionien par Phérécyde de Syros. On y sent l'influence du mysticisme oriental, des traditions sacerdotales, des souvenirs poétiques. De môme, les premières chroniques sont des épopées où ne manque que le rythme ; et les hardis systèmes des philosophes ioniens sont construits à la façon des anciennes cosmogonies. C'est que la prose mit longtemps à rompre avec la poésie, sa sœur aînée.
Au moment où naissait la prose littéraire, un petit fait matériel vint en faciliter le développement. C'est l'introductioa en Grèce du papyrus égyptien, au commencement du vi° siècle. On découpait les tiges de roseaux en bandes que l'on mouillait et pressait de manière à en former des feuilles. On écrivait sur un des côtés. On collait les feuillets l'un au bout de l'autre et l'on enroulait le tout autour d'une baguette. Un morceau de parchemin fixé à la base du rouleau indiquait le nom de l'auteur et le titre de l'ouvrage. Le papyrus, imbibé d'huile de cèdre, se conservait indéfiniment dans une gaine de bois. Les livres furent assez répandus dès le v® siècle. Xénophon parle de collectionneurs qui arrivaient à constituer de véritables bibliothèques. Des libraires faisaient copier les ouvrages par des esclaves et vendaient au public beaucoup d'exemplaires. C'était à Athènes l'objet d'un commerce consi^dérable. Les éditeurs s'enrichissaient ; pour tout profit, les pauvres auteurs avaient la louange ou la moquerie du pubhc.
L'invention de la prose littéraire ouvrit aux Hellènes le
champ indéfini des faits et des idées. Aussi Ton vit naître vers le même temps et se développer parallèlement trois genres nouveaux : Thistoire, la philosophie au sens large du mot, féloquence. De ces genres, on retrouve sans doute les éléments chez les peuples orientaux ; mais on peut dire que les Grecs les ont vraiment créés, en dégageant de la chronique l'histoire, de la théologie et des rêveries poétiques la philosophie et la science, du verbiage l'éloquence.
L'histoire est née de l'épopée. Comme les Homérides, les anciens chroniqueurs enregistrent les traditions, cherchent à relier le présent au passé. Les Ioniens furent les premiers qui imaginèrent de mettre en prose les récits légendaires, les généalogies, les descriptions géographiques. Les guerres médiques, en réunissant tous les Grecs dans une pensée commune, en mêlant les tribus et les cités, firent naître l'idée d'une vaste composition qui envelopperait tous les peuples. Hérodote d'Halicarnasse a eu cette idée ; voilà pourquoi il a créé l'histoire. Son grand ouvrage tient encore de la chronique par l'allure familière ou poétique du style, par la complaisance avec laquelle sont enregistrées les traditions locales. Mais ce qui y révèle l'historien, c'est le souci de la vérité, l'effort tenté pour subordonner les faits aux idées, pour montrer, audessus des querelles des cités, la Grèce tout entière repoussant l'invasion asiatique. Si Hérodote est le dernier venu des chroniqueurs, il est déjà le premier des historiens. Bientôt l'Attique hérite de l'ionie et impose sa langue au genre nouveau ^ Thucydide d'Athènes achève de le constituer. Il choisit un sujet nettement déhmité, la grande lutte entre Athènes et Sparte pour l'hégémonie . Il écarte tout ce qui ne tient pas de près à son récit. Il ne connaît que les faits certains et les documents officiels. Après avoir analysé les forces des deux partis, il va droit à son but, raconte les événements
1. J. Girard, Essai sur Thucydide; A. Croiset, Xénophon, 1873.
270 l.A ciin:!.!' AVANT A LH \ A.NDIU:.
année par année, saison par saison, dans un slyle ('liitiié, sobre el eoncis. Il ne daigne pas s'arrêter pour cueillir une fleur, une jolie léi^eiule. C'est un jug:c sévère qui jirécise les faits. Il ne s'interrompt parfois que |)Our résumer une situation ou eu tirer la liante moralité. L'histoire, telle que Tliucyditlc l'a conçue, a la belle ordonnance et l'élég'anlc régularité d'une formule algébrique. Xénoplion, malgré sa finesse et son charme, Ephore et Théopompe, avec toutes leurs i-ouerics de rhéteurs, ne sauront pas maintenir à cette hauteur le grand art historique créé par Hérodote, porté à la perfection par Thucydide.
C'est aussi en lonie que se développa d'abord la philosophie ^ Les Grecs désignaient ordinairement par ce mot tous les efforts tentés pour connaître la nature de la divinité, de l'homme et du monde. Jusqu'à Socrate, on ne séparait pas la physique et les mathématiques de la philosophie proprement dite. Les Ioniens, lesÉléates, Pythagore et ses loges politicoreligieuses imaginent de véritables cosmogonies où tout s'explique par le jeu des forces naturelles, de la matière ou du nombre. Ils restent encore fidèles à la forme métrique ; et leur héritier, Empédocle d'Agrigente, qui essaya de conciher leurs doctrines, passait pour un des plus grands poètes grecs. Bientôt cependant l'on renonça au vers. C'est en prose que se transmettaient les apologues d'Esope et que se lisaient les traités de Phérécyde de Syros, d'Heraclite, de Zenon d'Élée, de Démocrite. A la fin du vi^ siècle, les savants et les penseurs adoptent définitivement la prose comme l'instrument le mieux approprié à l'étude du monde sensible et aux déUcates analyses de l'âme humaine.
Anaxagore de Clazomène fut le premier à séparer nette-
1. Zeller, Histoire de la phil'jsophie chez les Grecs (traduction Boutroux); Fouillée, Histoire de la philosophie; Philosophie de Socrate et Philosophie de Platon; Egger, Socrate et le dialogue socratique {Annuaire de l'Assoc. des Études grecques, 1879) ; Grote, Platon, etc.
ment la matière et l'intelligence, par suite la science et la philosophie proprement dites.
C'est à Athènes, et par conséquent en dialecte attique, que se développa la philosophie morale. Socrate l'inventa en flânant par les rues et les carrefours, en devisant sous les portiques ou dans les échoppes de barbiers, en poursuivant de ses questions narquoises l'ambitieuse naïveté des sophistes, en crevant de son ironie les systèmes et les formules boursouflées. Il limita les recherches de la philosophie à l'analyse des facultés, des idées et des passions de l'homme. Son esprit clair et subtil, son implacable bon sens revivent dans les charmants dialogues de Xénophon, surtout dans les Entretiens mémorables, d'une simplicité si savante et si raffinée. Un autre disciple de Socrate, Platon, eut une ambition plus haute. Il prêta à son maître bien des curiosités nouvelles et bien des hardiesses. Il le poussa peu à peu, loin des faits, dans le domaine des idées pures. Il le mêla davantage à la société des rhéteurs et des pohticiens, le mit en demeure de fixer les lois de l'éloquence et la constitution de l'État. Avec un art consommé de mise en scène, Platon sut animer ce monde poétique des idées et des rêves. La conversation s'en va comme à l'abandon, dans un laisser-aller plein de grâce et de malice. Et chacun des dialogues, avec sa galerie d'originaux où se détache en pleine lumière la figure de Socrate, se déroule lentement comme une comédie de l'esprit, comme une de ces fresques de Polygnote dont les formes apparaissaient tour à tour dans le clair-obscur des temples.
En même temps que la philosophie, les sciences se constituaient ^ Les Grecs en avaient emprunté les éléments aux
1. Chasles, Origine et développement des méthodes en géométrie ; Tb.-H. Martin, Sur les hypothèses astronomiques des plus anciens philosophes de la Grèce {Académie des inscriptions, tome XXIX); Sur les hypothèses astronomiques d'Eudoxe, de Callippe, d'Aristote et de leur école (ibid., tome XXX); Histoire des sciences physiques dans l'antiquité, 18i9; G. Rayet, les Cadrans solaires coniques dans Vantiquité (Atin.
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jHMii)les orientaux, surloul aux Chaldcons cl aux i^f^ypticns. Lonirloni|>s elles ne furent cultivées que par les pri^tres de Delphes et des grands sanctuaires. Au vT siècle, les j)hysi('icns d'ionie fondent en Grèce les mathématiques, l'astronomie, la chronoloirie, la géographie, les sciences naturelles. Au v" siècle, Athènes devient le grand centre pour toutes ces études. Les Pythagoriciens y popularisent leurs théories mathémathi(iues. Artémon y perfectionne la mécanique et construit les puissantes machines qui renversèrent les murailles de Samos. Philolaos y enseigne le double mouvement de la terre. Phacinos y détermine exactement le solstice en observant le lever du soleil dans l'angle du Lycabette et du Brilessos. Méton y invente un nouveau cadran solaire, y fixe la durée de l'année, y réforme le calendrier. La chronologie et la géographie s'y précisent par le concours des historiens et des astronomes, des marins et des marchands K Une science nouvelle s'y développe, la médecine, sécularisée, fondée presque de toutes pièces par Ilippocrate de Cos, et bientôt acclimatée en Attique. Dans l'Athènes de Périclès se rencontrent tous les savants de la Grèce, comme les artistes et les gens de lettres.
La philosophie morale et la science, longtemps inséparables, étaient depuis Anaxagore indépendantes l'une de l'autre. Au bout d'un siècle, elles se réunissent de nouveau dans la pensée et l'œuvre d'Aristote, un des esprits les plus puissants, les plus exacts et les plus originaux de l'antiquité-. On peut dire qu'Aristote a écrit sur tous les sujets, logique, morale, métaphysique, esthétique, poétique, rhétorique, poUtique,
de physique et de chimie, 1875); G. Henry, Note sur divers points d'histoire des mathématiques grecques (Ann. de la Faculté de Bordeaux, 1880;; Tanncry, Sur l'arithmétique pythagoricienne {Bull, des sciences mathématiques, 1885); Saglio, Dictionnaire des antiquités, articles Astronomia, Calendarium, etc.