Cauer, Delectus
3. Aristote, Politique, VI, 5, 4; Rohl, Inscr. gnec. antiq., 381.
LA PROPRIÉTÉ
iv^ siècle*, il est question d'épimélètes élus pour visiter deux fois l'an les propriétés et constater que toutes les conventions sont observées et que toutes les bornes sont en place.
En certains pays, par exemple en Attique, prédomine le régime de la petite propriété. Démosthène disait un jour- : <c Quelques individus ont acheté plus de terres que vous n'en possédez ensemble, vous tous qui siégez à ce tribunal. » Pourtant, l'Attique renfermait peu de vastes domaines au v*^ et au iv^ siècle. Le sol y ^tait très morcelé, puisque les trois quarts des citoyens y étaient propriétaires fonciers.
En Laconie, au contraire, malgré les lois de Lycurgue , prévalut de plus en plus le système des grands domaines.
D'abord on n'avait pu aliéner que les revenus de son patrimoine. La loi d'Épitadée autorisa la vente des biens. Dès
Récolte des olives. (Peinture de vase.)
le temps d'Agis III, cent Spartiates possédaient à eux seuls tout le territoire. Les plus grandes fortunes sont souvent entre les mains des femmes ; aussi on les voit dès lors mener l'État. La petite propriété a disparu, les pauvres ont perdu le droit de cité. C'est la cause de toutes les révolutions sociales qui ont agité Sparte pendant les derniers siècles de son histoire.
Dans les pays de petite propriété, les citoyens, aidés de leurs esclaves, cultivent eux-mêmes leurs champs. Dans les pays de grande propriété, on loue ses terres par contrat de