‹ La Grèce continentale et la MoréeChapitre 44 sur 68 · NAUPLIE, — TIRYNTHB. — MYCÈNES. — ARGOS · texte numérisé non relu

NAUPLIE, — TIRYNTHB. — MYCÈNES. — ARGOS

Nauplie est une petite ville régulièrement et proprement bâtie entre le pied du mont fortifié qui porte encore le nom de l'infortuné Palamède , fils du roi Nauplius , et la mer. £lle a toute l'apparence d'une de nos villes d'Occident, le bon comme le mauvais côté, l'ordre, mais aussi quelquefois la gêne. Ses rues sont droites et assez bien pavées et dallées; ses maisons sont d'une hauteur convenable ; ses deux places publiques sont plantées d'arbres ; les grands magasins, bâtis autrefois par les Vénitiens au pied de la citadelle, et l'hôlef du gouvernement, construit par Capo d'Istria au moment de sa résidence à Nauplie , rappellent les meilleurs sinon les plus élégants édifices de nos grandes villes; et pour dernière et complète preuve de civilisation occidentale, il s'y trouve ce qu'on ne rencontre qu'à Athènes d'une manière convenable, à Patras d'une manière suffisante , et à Corinthe en raccourci : une auberge, c'est-à-dire la plus utile peut-être des importations européennes à introduire en Orient; une auberge, c'est-à-dire un asile où tout individu, forcé, par ses affaires, ses goûts ou ses passions, de courir le monde, peut espérer trouver un reflet de son bien-être domestique : de la lumière, du feu, une table , des chaises , les nécessités de

Page 1