‹ La Grèce continentale et la MoréeChapitre 8 sur 68 · ATHÈNES. —LA COUR ET LA VILLE · texte numérisé non relu

ATHÈNES. —LA COUR ET LA VILLE

A un malade dont une fièvre brûlante a troublé le cerveau , nos oiédecins ont l'habitude d'appliquer sur la tête . d'abondantes couches de glace. Les protocoles sont la glace destinée à calmer la fièvre des peuples. Aussitôt qu'un peuple a été, par une bouillante et généreuse ardeur, lancé en dehors des cercles concentriques et réguliers de la politique, qu'il s'est enivré d'héroïsme , d'indépendance et de liberté , que son cœur s'est enflammé en aspirant à s'élever h la hauteur de sa fortune, nos prudents médecins diplomates lui appliquent, en forme de douches calmantes, le réfrigérant des protocoles. Un protocole définitif, suc* cédant à beaucoup d'autres protocoles insignifiants ou contradictoires , décida que la Grèce écourtée, tailladée, mutilée , réduite à un petU territoire qui ne comprendrait ni le Pinde ni l'Olympe où avait germé et fructifié dans la vie klephlique l'esprit d'indépendance et d'héroïsme , ni Candie si patriote , ni Chios si dévouée , ni Samos où avait triomphé la révolution , et qui ne contiendrait pas plus de huit cent mille habitants , serait cependant transformée en royaume , et que ce royaume serait donné au prince Othon de Bavière. Dès que le jeune roi Othon eut atteint saving-

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