‹ La Grèce de la Décadence: Aux Points de Vue Économique et SocialChapitre 17 sur 44 · CHAPiTRE V · texte numérisé non relu

CHAPiTRE V

LES FINANCES ET LA MONNAIE SECTION Î. — Les finances des cités grécques

Les . grecques, comme tous les Etats de tous les temps, curent de grands besoins d'argent. Comment les satisfaisaient-elles ? Nous prendrons l'exemple d'Athènes, cité riche et de régime démocratique, donc dépensière,

Le système d'impôts d’une cité comprenait des recettes ordinaires et des recettes extraordinaires.

Les recettes ordinairesc omprenaient en premier lieu

les revenus des biens domaniaux, par exemple à Athènes les revenus des minés d'argent du Laurium et des mines d'or de Thrace. D'autre part l'Etat imposait de lourdes contributions aux métèques et aux alliés. Enfin, il percévait des impôts indirects :

.__— des droits d'entrée et de sortie sur les marchandises qui entraient en Attique par mer. L'entrée par voie de terre se faisait probablement en franchise, mais était moins considérable, en l'absence de bonnes routes. Ces droits étaient perçus par des fermiers. Leur taux était en général de 2 %. L'importateur pénétrant dans les emporia, avant d'introduire la marchandise, faisait la déclaration aux « pentekosiologues ». L'exportateur faisait de même avant le chargement. Les revenus ainsi obtenus étaient considérables, îe produit des douanes de Rhodes avant 164 était d'un million de drachmes en moyenne. Les droits de douane ne furent ni prohibitifs, ni protecteurs, mais simplement fiscaux.

__ un droit sur les ventes qui atteignait, soit les ventes au marché (droit de 1/100°) — soit les adjudications publiques (adjudieations d'immeubles, mise aux énchères

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