‹ La Grèce devant le CongrèsChapitre 19 sur 21 · RUINE DU COMMERCE · texte numérisé non relu

RUINE DU COMMERCE

Pendant ce temps, par la méthode de la confiscation et des réquisitions, on amenait le commerce grec et arménien au point mort. Des fortunes entières étaient confisquées sans aucun prétexte et les marchandises étaient pillées. Tout musulman avait le droit d'entrer dans toute maison grecque et (fenqwrter ce qu'il voulait. De plus, un système de contributions était établi jtar tout le pays.

La menace de violences et d'emprisonnement forçait chaque communauté grecque à contribuer p;u' de larges sommes au service téléphonique, à l'habillement des troupes, à la construction des casernes, à la fourniture de macliines agricoles pour les beys turcs et à l'entretien de la flotte, sans compter les impôts déjà lourds.

En outre, les Allemands instituèrent le système des corvées. Les Grecs étaient tenus de cultiver les terres des musulmans. Il ne leur était pas accordé de temps pour cultiver leurs propres champs. S'ils essayaient de fciire leur récolle ou de labourer leurs propres terres, immédiatement le village était cerné, sans que personne fût autorisé à en sortn' ; on leur coupait l'eau et les villageois étaient reîduits par la soif et la faim. Quelques jours plus tard, une bande de bachi-bouzouks

recevait pour mission de piller et d'égorger ; ce qui pouvait rester de la population devait choisir entre la déportation à des centaines de milles de dislance par monts et par vaux et une mort lente par la faim et la soif. Ces déportations en masse fui*ent décidées par le Comité vers le commencement de 1915. Une estimation très modérée établit à 450.000 le nombre de ces déportations.

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