‹ La Grèce éternelle. Traduit de l'espagnolChapitre 25 sur 48 · LE PALAIS I) ORESTE · texte numérisé non relu

LE PALAIS I) ORESTE

d(» sa lillc une course de chars, d'Olynipie à risthme. « Le péril est grand — s'écrie Pélops, dans la première ()h/mpi(/iie de Pindare — et rafl'ronler révèle un canir vaillant. Mais puis- (|u'il faut mourir un jour ou l'autre, qui voudrait mener dans l'ombre et le repos une vieillesse inutile, privée de tout ce qui honore l'existence?... J'afVronterai la lutte... » Et les dieux lui font le précieux don d'un char d'or traîné par trois chevaux aîlés, grâce aux(|uels il sort vain- (jueur de la course, ce (|ui lui vaut d'épouser l'héritière du trône de Pise. De cette union naissent Atrée et Thyeste, dont les destins sont ténébreux. Adolescents, ils tuent un de leurs frères naturels, nommé Crysipe, et s'enfuient de Phrygie. A Mycènes, ils reçoivent un magnili(|ue accueil dans le palais du roi d'Argos, le \aillaut Euryllirée. Peu après, celui-ci périt dans une bataille et Atrée se fait proclamer son successeur. Mais à peine a-t-il pris le sceptre maudit, son frère le lui dispute, d'accord avec sa propre femme. Atrée tue l'épouse adultère, puis exile le frère ambitieux, le forçant à laisser en otag(^ ses deux fils. En exil, Thyeste fait la rencontre d'un fils perdu de son frère, et l'envoie en Argos avec une mission régicide. Atrée le surprend et le fait luer sans savoir que c'est son propre fils. Le parricide et l'inceste sont les deux éléments de la longue tragédie mycénienne. Le dieu (|ui domine les âmes en action, c'est Até, le vengeur. Les vi\ants péris-

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sent assassinés par les morts. Chaque crime entraîne toute une suite de crimes. Les fils tuent les pères, les pères violent leurs filles. Et dès le début, les hurlements des Euménides emplissent l'espace d'une afl'olante clameur d'enfer. Afin de se venger d'un involontaire parricide, Atrée rappelle son frère, lui offrant le pardon et l'oubli. Pour le recevoir, il faut préparer un royal festin. Quand Thyeste a fini de manger, une voix terrible lui crie : « La chair que l'on t'a servie est celle de tes propres enfants, oh, j)etit-fils de Tantale ! » Alors éclate la malédiction qui fait trembler le monde ancien, la formidable malédiction thyestéenne devant laquelle les constellations ferment leurs yeux d'étoiles et le soleil, épouvanté, se voile la face d'un épais voile de nuages. « Le blé cesse de mûrir, » — dit le poète. Et Tyeste s'enfuit, épouvanté, en vomissant parmi de terribles paroles les bouchées n»audites. Dans l'exil la vengeance est sa seule compagne. Il ne mange pas, ne dort pas, ne se repose pas. Toute son ame est occupée à chercher un châtiment qui soit en rapport de grandeur avec le crime. Un oracle lui dit : « Vn vengeur naîtra de ta ])ropre fille. » Sur-le-champ, afin que ce vengeur ne tarde pas à naître, l'homme maudit fait halte et viole sa fille au milieu des ténèbres. Puis il va se réfugier à Delphe d'où on le conduit, chargé de chaînes, au [)alais du roi d'Argos. Dans sa e-eôle, un ravon de lumière illumine sa vie:

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respérance du fils de sa lille, du vengeur qui est né déjà, d'Egisthe aux mains rouges. Atrée, cependant, se garde comme l'image de la défiance. Mais contre les j)rophéties sanglantes, aucune précaution n'est eflicace et tout effort reste vain. Une nuit, Egisthc arrive et venge son père incestueux, Agamemnon hérite du sceptre et, avec le sceptre, de la malédiction. Sa fille, Iphigénie, mourra de ses mains. Pendant ce temps, le peuple enterre Atrée dans cette crvpte (|ui devient un Trésor, le plus grand des trésors connus jusqu'alors. Car jamais auparavant, les liommes n'avaient vu pareil luxe. Le suaire disparait sous les ornements d'or. Le visage est couvert de pla(jues d'or. Le cercueil est incrusté d'or...

Mieux qu a Mycènes, où les évocations ne sont possibles (jue devant les pierres vétustés, on voit à Athènes la orandeur des Atrides.'l'ous les joyaux que (jabriel d'Aunnu/io place dans les A itrines de Léonard, le héros de la « \'ille Morte », se trouvent réellement enfermés dans une vaste salle du .Musée atiiénien. Là, on voit les masquesfunéraircsd'.Vtréeetd'Agamemnon, masques d'or (|ui protégeaient le visage contre les esj)rits mal(''li(|iies, mas(|ues (|ui couvraient les bouches crisj)ées et qui fermaient les yeux ouverts, mascjues magnifi(|ues, masques macabres... Là, les diadcMu^s de feuilles d'or, (|ui

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ceignaient les fronts, et les plaques d'or {|iii resplendissaient sur les manteaux, et les boutons d'or sur lesquels on voyait des chimères gravées, et les colliers d'or avec des figures de guerriers à chaque extrémité, et les spirales d'or qui servaient à orner la coifiure des morts, et les pectoraux d'or... Là, les coupes d'or, coupes sacrées et coupes royales, coupes avec lesquelles s'enivrèrent les Atrides, coupes dans lesquelles Égisthe et Clytemnestre trempèrent leurs lèvres passionnées, coupes aux anses d'or, énormes et délicates, coupes écrasées dont les flancs nous montrent les chasseurs de taureaux sauvages courant avec leurs rets, parmi les arbres, et coupes ornées de colombes qui se meurent d'amour sur les bords... Là, les basfues de toute la famille rovale : bagues de noce, bagues de cérémonie, bagues talismaniques, bagues pour sceller, avec leurs lions et leurs déesses, leurs sagittaires et leurs femmes nues, leurs griffons et leurs temples; bagues qui sentirent les caresses des lèvres incestueuses et furent souvent tachées de sang ; bagues d'Electre et de la lamentable Iphigénie; baguesqu'Hélène envoyade Troie àsasœur... Là, les armes, les belles armes oxydées qui semblent garder parmi le pourpre sombre de la rouille quelques gouttes de sang royal : armes somptuaires et cruelles ; armes incrustées d'or qui servirent à commettre les plus horribles crimes dont l'humanité ait conservé le souvenir ; armes

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inutiles d'Agamemnon et des guerriers de son escorte ; armes sûres de Clytemnestre et d'Oreste ; armes de tout ce peuple de mort et de vengeance ; armes qui, après avoir assassiné, brillèrent un moment sous le franc soleil dllion, à côté de la lance d'Achille, puis retournèrent dans l'ombre perpétuer leur criminel travail... Là, un miroir, un seul, pendu parmi tant de vestiges guerriers, joli miroir d'ivoire où Clytemnestre se mira pcnit-être avant d'aller rejoindre Egisthe dans la couche de l'adultère et de l'inceste... Là, enfin, les bracelets d'Electre, les lourds et splendides bracelets d'or... Et tout cela, confondu, entassé dans une seule pièce, produit une violente sensation de luxe cruel et raffiné... Mijcèncs riche en or... Mijcènes qui abonde en or... — éciit Homère à chaque page. Mycènes d'or, pourrait-on dire. Car telle est la richesse de ces tragiques sépulcres que toute la civilisation mycénienne apparaît dans son lointain fabuleux comme un torrent d or maculé de sang.

Ici même, dans la solitude de ces ruines, dans ce champ de pierres millénaires, la vision dorée nous obsède. Ne voyant rien de ce qui fut la cité royale, ni une colonne, ni un |)orlique, ni une tour ; ne voyant (|ue ICspace vide, avec ses tombes ouvertes et le juur cyclopéen avec sa porte gardéo par doux lions décapités, nous

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pouvons à notre fantaisie reconstituer tous les palais de la légende, en les couvrant dor, d'or, d'or... Tout le pays d'Agamemnon est en or...

l*our(juoi dire loujoursle pays dAganieuuion ? Le roi des rois, orgueilleux et grave, qui s'incline devant les oracles et discute avec les dieux n'est, à Mycènes, que le mort le plus somptueux de la grande hécatombe. La véritable souveraine de cette montagne d'épouvante, celle qui, à travers les âges, continue de faire hurler Cassandre, c'est l'abominable et sublime Clytemnestre, la femme aux yeux de chienne, le serpent bicéphale, la pourvoyeuse du Tartare... Elle-même, avec une cynique joie, se proclame la force active de la tragédie, l'incarnation de la cruauté éternelle. « Je suis — dit-elle — l'antique et inexorable Vengeance. » Elle est, en réalité, la seule qui n'hésite pas aux instants suprêmes, la seule qui ne se trouble point au milieu du sang. Tranquille comme la Mort et comme la Fatalité, elle attend pendant des années et des années le retour de l'époux haï, sans jamais éprouver dans son lit adultère, une ombre d'inquiétude. La hache que le Destin lui met entre les mains, elle la caresse avec une voluptueuse délectation. « Je venge Iphigénie ! » — s*écrie-t-elle. En réalité, elle supprime le mari pour continuer de vivre avec l'amant. Et quand arrive la minute terrible, au

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lieu de pâlir, son visage s'anime d'une rougeur de joie. Les lumières qui volent do sommet en sommet, depuis Flda jusqu'à Araksiacos, pour lui porter la nouvelle du triomphe achéen, allument dans son âme féroce un terrible incendie de plaisir. Pour auguieuter sa luxure, Tidée du crime est un philtre magique. « Je vais me préparer — s'ëcrie-t-elle sarcastiquement — à recevoir mon époux, vainqueur et vénérable, qui regagne son foyer. Cours, et dis-lui, oh, messager ! qu'il accoure de suite pour contenter ses sujets et pour retrouver sa fidèle épouse telle qu'il la laissa, chienne loyale de sa maison, bonne pour lui, mauvaise pour ses ennemis, et toujours pareille après tant d'années. Les phiisirs de linfidélité me sont aussi inconnus que la trempe des métaux. » Ce ton de sinistre ironie sera désormais celui de ses propos les plus importants. Au moment même du crime, ses paroles auront encore une légèreté moqueuse et voluptueuse. « Me voici debout — s'écriet-elle. — La chose est faite... Jel'enveloppai dans un voile fort subtil, mais mortel... Je l'ai frappé deux fois et deux fois il j)oussa un cri... Puis quand il toudja, je lui portai un troisième coup, et Hadès, gardien des morts, se réjouit... En agonisant, il m'éclaboussa du sang de ses blessures, et cette rosée rouge est pour moi aussi douce qu(; la pluie de Zeus pour les blés (|ui mûrissent... l'^t voilà tout, vieillards d'Argos... Mainteujuit, si vous voulez, vous réjouir, ré-

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jouissez-vous... Quanta moi, je me félicite de ce que j'ai fait. » Ce n'est pas en tuant seulement que cette femme est grande. Elle l'est aussi en mourant. Tandis que son meurtrier tremble et recherche l'aide de Pylade, tandis que la plaine entière frémit et que le ciel se voile, elle, hautaine et sereine, discute sans perdre courage. La première chose à laquelle elle pense, c'est à trouver une arme pour se défendre contre son propre fils. « Que l'on me donne une hache tueuse d'hommes ! » — criet-elle.

Oreste ne paraît pas de la même race. Oreste est faible. Créé pour tuer, élevé dans l'idée constante de la vengeance, il n'arrive qu'avec peine, dans la minute définitive, à dominer sa sensibilité. Dès le début de son entreprise tragique, il lui faut invoquer la volonté de l'oracle sanguinaire, pour ne pas s'évanouir. « Le tout-puissant devin de Loxias — s'écriet-il — ne me trahira pas, puisqu'il m'a poussé à affronter cepéril par ses cris et ses menaces. » Mais ce n'est pas tout encore. Dans une autre de ses phrases, nous trouvons une raison moins noble pour excuser son crime. « D'innombrables causes me décident — dit-il — et ce sont les ordres d'un dieu, la mémoire de mon père, et, par-dessus tout, mon indigence. « Donnez, en effet, une principauté à ce livide

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vengeur, et sa main sera moins inexorable. Car dans son âme l'amour de la mort n'est pas, comme dans l'àme de sa mère, un sentiment d'indomptable volupté. « Pylade ! — murmuret-il au moment de frapper — Pylade !.. Qu'y puis-je ?... J'ai peur! » Et il faut que son ami lui rappelle les menaces des dieux pour le décider à agir. Puis, en sentant un frisson qu'aucun de ses ancêtres n'avait soupçonné, il dit: « Je pleure la mort, et la vengeance, et ma race entière, et je gémis à cause de cette victoire qu'il faudra expier. » L'inquiétude nerveuse, qui chez les autres héros de la trilogie d'Eschyle n'existe même pas à l'état embryonnaire, hurle dans son âme comme Cassandre au milieu des vieillards. Ses sens angoissés le précipitent dans le tourbillon de tous les remords. Son cœur n'est pas trempé pour mener à bout, sereinement, l'entreprise énorme et sinistre. Sa sœur serait jdus digne (jue lui de |)orter le poignard sous son manteau blanc, car elle a dans ses veines le sang maternel. Electre, en effet, est la sœur Anne de la vengeance. Debout sur la plus haute tour du château, elle ne quitte pas des yeux la l'oute de Phocide par où doit arriver le chevalier furieux. « Je ne désire pas autre chose (jue l'apparition de notre vengeur et la mort des meurtriers, » souj)ir<>-t-elle jour et nuit durant de longues années. Et (piaïul le vengeur ;ip[)araît, c'est elle f|ui allume tlans son cœur le feu abominable, en lui moiitiaut l'énormité des

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crimes de Clytemnestre, et eu agrandissant la vision de l'assassinat de son père, etenex[)liquant avec des détails l'adultère de sa mère, et en exagérant l'horreur des horreurs.» Il faut — dit-elle — que tu saches qu'après avoir tué notre 'père, elle le cou|)a en morceaux, puis l'enterra, voulant emplir ta vie d'une douleur intolérable. Moi j'ai vécu méprisée, rejetée de partout, traitée comme une vile chienne, aimant mieux les larmes que les rires, et cachant mes lamentations et mon deuil, (iarde dans ton esprit ce (|ue tu viens d'entendre et que, pénétrant par tes oreilles, cela emplisse ta pensée. Puisqu'ils agirent ainsi, demande à ta colère ce qu'il convient de faire. Pour accomplir ta mission, il faut la haine invincible. » A écouter ces paroles, Oreste s'enhardit. Son âme s'exalte. Mais sa volonté doute d'elle-même. Ses lèvres imj)lorent l'aide du mort qu'il doit venger. Et le mort lui répond : « Tue, mon fils, tue ! » Et le chœur, le chœur, incarnation de la justice divine, lui dit: <( Tue, tue, prince lamentable ! » Et la voix de l'oracle, au nom d'Apollon clame : <c Tue, homme faible, tue ! » Alors, ivre de haine, le vengeur murmure : «Je vais tuer, en me changeant en dragon. » Mais au moment où sa mère lui présente la poitrine nue, un nouveau tremblement de peur, d'inquiétude, de doute, paralyse son bras abominable. Et il faut que Pylade lui crie : « Tue, tue ! » Puis lestortuies du remords s'emparent de son pauvre être agité et tremblant. Il n'est, cepen-

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daiit, que l'exécuteui' dune sentence divine, le bourreau qui brandit la hache vengeresse. Il ne fait (|u'obéir à la Fatalité inexorable et tyrannique. Il est, parmi tous les (ils de Tantale, le seul digne de pitié etde sympathie. Et, pourtant, il endure des tourments que ni Pélops, ni Atrée, ni rhyeste, ni Clytemneslre, ni légiste, ni Agamemnon, ne connurent jamais. 11 voit, lui, les chiennes dévorantes de la conscience courir en hurlant sur son chemin, et le harceler jour et nuit. (( Tant que je puis me dominer — avouet-il — je crie à mes amis que j'ai tué ma mère en toute justice. Mais ensuite mes sens épouvantés, comme des coursiers sans frein, m'entraînent et me font hurler de frayeur... » Sans qu'il l'ait mérité, sa réputation est plus abominable que celle de ses ancêtres, les rois féroces qui se faisaient servir la chair de leurs fils et ([ui violaient leurs filles dans les ténèbres. ]Mais cette injustice a son explication : les hommes pardonnent moins aux hommes ([u'aux monstres. Et dans la famille des Peloj)ydes et des Atrides, le premier (|ui révèle une âme d'homme, le jiremier qui éprouve des craintes et des frissons humains, le premier (|ui manque do la grandeur et de la cruauté (l'un dieu vorace, le premier que nous [)uissions, en un mol, aj)p('l<M' Irère, c'est Oreslc...

Lamentable frère ! .Ir> vicMis de le \<»ir errant

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dans les sentiers déserts de la montagne. Son visage m'a paru livide. Ses lèvres remuaient doucement. Dans ses pauvres yeux fatigués, j'ai découvert une infinie tendresse, une humilité fébrile. No redoutant plus les chiennes d'Iladès et se sachant protégé par Pallas, il pourrait dans son royaume avoir une attitude plus hautaine. Car ce pays est le sien... Ces palais lui appartiennent... Cette mer obscure et phosphorescente, est son domaine... Et, cependant, il s'éloigne de l'Acropole où Clytemnestre règne toujours et s'en vient, triste et seul, méditer parmi les herbes sèches de la campagne incendiée. (( Les dieux — semble-t-il dire — guérirent de leurs mains pieuses mes remords, en m'acquittant au jugement des Euménides... Mais qui guérira jamais l'indicible tristesse de mon âme ?... »

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