‹ La Grèce éternelle. Traduit de l'espagnolChapitre 34 sur 48 · G la GHIiCIi: ElliUNlîLLE · texte numérisé non relu

G la GHIiCIi: ElliUNlîLLE

un conte analogue de l'Occident, elles interrogent le Soleil et lui disent: « 0 ! toi, Phébus brillant qui parcours tout l'espace, dis-nous franchement quelle est la plus belle femme du monde. » Et le Soleil leur répond : « Je suis beau ; vous êtes belles aussi ; mais votre plus jeune sœur l'est davantage encore. » Alors, folles d'envie, les deux princesses décident de perdre la pauvre Rodia dans un bois infesté de bétes féroces. Sous un prétexte quelconque, elles l'emmènent cueillir des fleurs et l'abandonnent sous un arbre au moment précis où l'ombre nocturne commence à noyer les sentiers. « ^lalheureuseque je suis! — s'écrie Rodia — je n'arriverai jamais à retrouver mes sœurs, ni à rencontrer une personne charitable. » Alors apparaît, suivie d'une escorte magnifique, la somptueuse Nicteris, déesse de la nuit ; et en voyant la belle enfant égarée, elle l'adopte pour fille et la conduit dans son palais. Une année entière se passe, durant laquelle les deux sœurs envieuses se croient les plus belles filles du monde. Mais un matin, elles eurent l'idée d'interroger de nouveau le Soleil : « 0 ! toi qui vois tout, as-tu découvert au monde une femme plus belle que nous?» Phébus, toujours franc, leur répond: « J'en ai découvert une. Elle s'appelle Rodia. Elle habite le palais de Nicteris. » Sur-lechamp, les terribles princesses prennent un voile magique qui fait mourir quiconque s'en revêt, et vont visiter leur sœur. « Heureuse toi

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