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décapité, avouera son délit à la j)rinccsse. Le neveu va au cimetière, cou|)(» la main droite à un cadavre, et court à la rencontre de linfante à (|ui il narr(! ses aventures. L'Infante ([ui le tient par la main, crie : « ^'oilà le voleur ! » Mais le neveu lâche la main du mort, laquelle reste entre celles de Son Altesse, et sort en courant. « Sa ^Majesté — termine en disant le conteur — j"i"<' formellement de céder son trône à qui lui déroba son trésor. » Le neveu se présente, et se marie à la fille de son souverain.
Les érudits nous diioul:
— Eh ! ce conte n'a rien de nouveau. Dans l'Histoire d'Hérodote on en trouve un pareil qui n'est pas inventé et cpii relate l'aventure de l'admiiahlc voleur (|ui ('pousa la (ille du rcji Rampsinitius.
C'est vrai ! — Mais par cela même (|u il nCst pas nouveau, ce c(»nt<' uie parait plus significatif. Si le peuple le conser\<' et le transforme, c'esl (|(i'il le trouNc éternellement aclu(d. (iar- (loiis-le, donc, comme un |)i'r|)etu(d document ; el, sans lions monlrer |iliis s(''\ère (pie Sa ^lajeste, pardonnons ses expédients à ce malandrin, en raison de son (devante suhlilite et île sa hardiesse ad iii i raidi'.