LE ROMANCERO
— Ce sont des chansons d'aveugle — me dit un Athénien.
Et cette phrase qui paraîtrait dédaigneuse chez nous, prend dans la patiie d'Homère une importance poétique très grande. Suivant l'exemple du père des aèdes, en effet, les pauvres aveugles grecs ont continué, poi-tant de village en village, de hameau en hameau, de vallée en vallée, les chansons (pii célèbrent l'amour et Théroïsme. Depuis l'apogée de l'èie antique jusqu'à nos joui'S, chaque lustre a fourni sa chanson. Au temps d'Hésiode comme au temps de Pindare, sous la domination romaine comme à l'époque des cavalcades fraiiques, sous le joug catalan comme dans l'ère chrétienne, sons la lyrannie turque comme dans le calme (h; l'indépendance, depuis le jour où naquirent les dieux, enfin, jusqu'à