‹ La greffe d'Albee: Sous anesthésie locale dans le mal de Pott: Indications et TechniqueChapitre 4 sur 19 · PHASE D’INVASION · texte numérisé non relu

PHASE D’INVASION

Elle se caractérise :

A) Cliniquement par la raideur et la douleur. La douleur est précoce et, en général, bilatérale.

Mr Per

Elle survient par poussées paroxystiques sur un fond douloureux continu à type névralgique ; douleur due à des phénomènes de radiculite et provenant d’une poussée inflammatoire ou d’abcès ossifluentes, surtout marquée dans la station debout et la marche, et calmée par le décubitus horizontal.

La raideur qui est due, en général, à la contracture des muscles des gouttières consécutive aux phénomènes douloureux peut être essentiellement variable et s’associer à des signes cliniques très divers selon le siège de la lésion.

Ainsi au niveau de la colonne cervicale la raideur sera constante, précoce et très marquée ; il en sera de même au niveau de la colonne dorsale alors que dans la région lombaire nous n’enregistrerons que des phénomènes très frustes (lombalgies) qui rendent le diagnostic difficile et font qu’à ce niveau le dépistage du mal de Pott est en général tardif, à la période des abcès.

Cette raideur à tous les niveaux sera difficile à rechercher, et cest plutôt sur une impression d’ensemble que l’on se basera que sur des tests de certitude.

Lé malade, quand il se retourne, donne l'impression de le faire en bloc, tout d’une pièce. On sent le manque de sow plesse de la colonne vertébrale et, en faisant marcher le malade, on perçoit sa démarche hésitante.

B) Radiologiquement.

Sauf des cas, malgré tout assez rares, où, dès le début, les lésions osseuses ont été très importantes, l’on peut dire qu’à ce stade, le seul signe net du point de vue radiologique, est constitué par le pincement articulaire et accessoirement des signes de décalcification plus ou moins nets.

Le pincement articulaire, lui, semble précoce, constant ét fidèle. C’est à ce stade qu’il convient d’éviter des erreurs de diagnostic que peuvent entrainer les signes de diverses affections. À

Des affections d’origine infectieuse (spondilytes).

Des troubles de lossification (épiphysites) ou des malfor-

mations proprement dites (hémivertèbres — spina bifida). Des traumatismes (Kummel — Verneuil. — Fractures. — Hernies discales).

Toutes les spondyloses (rhizoméliques — rhumatismales).

. Enfin toutes les dorsalgies et lombalgies d’étiologie inconnue et cependant si fréquentes surtout chez les femmes. | Le diagnostic précoce d’un mal de Pott, malgré les progrès de la radiographie et la meilleure connaissance des signes cliniques, est tout de même malaisé, soit parce que le malade ne vient pas consulter pour des troubles qu’il juge lui-même

EU A6 re

supportables et dont il attend la disparition spontanée, soit parce que le médecin en présence de signes discrets s’aiguille vers une fausse piste, et pense longtemps à de simples algies d’origine rhumatismale..

C’est ainsi que, non traitée, l'affection aboutira peu à peu à la phase suivante.

Page 1