‹ La greffe d'Albee: Sous anesthésie locale dans le mal de Pott: Indications et TechniqueChapitre 6 sur 19 · LM · texte numérisé non relu

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suivants qui semblent constituer un véritable test de vitalité du greffon donc de réussite ou d'échec de l'intervention.

Tout greffon qui après six mois se présente sur un cliché radiographique avec des contours bien calibrés, bien réguliers comme au moment de la pose, ou bien est un greffon sans vie, isolé comme un corps étranger, ou bien subsiste pour son propre compte, sans avoir ré éalisé de soudure intime sur les points de contact avec l'arc postérieur.

Au contraire, des contours irréguliers, mal limités, épaissis où élargis à la hauteur et au contact des apophyses épineuses ou des lames vertébrales, témoignent d’un greffon ayant pleinement. réalisé son but.

Les images de profil sont à cet-égard plus démonstratives ne a images de face de ce travail d’osteogénèse et de plastie.

Décision de | Intervention

Nous allons. dans ce paragraphe essayer de répondre à une triple question : / Qui opérer ? — Quand opérer ? — Comment opérer ?

A) Qui opérer ? à

Nous avons déjà vu que si le Mal de Pott est hab lenents plus fréquent chez l’enfant que chez l'adulte il y est égale-. ment beaucoup plus sensible aux diverses thérapeutiques et: chez lui une cure de repos en decubitus permanent et. d'aération continue en milieu sanatorial, complétée par une cure héliothérapique, amène en général après un temps plus ou moins long, l’ankylose voulue.

L’adulte, au contraire, n'arrive pas à établir par ses propres . moyens Sa guérison anatomique définitive.

Citons à ce sujet l’opinion de Sorrel :

« Les lésions évoluent chez l'adulte comme chez l'enfant en passant par les mêmes stades successifs, mais la dernière : phase est incomplète.

Les lésions regressent, mais ne guérissent que partiellement, : elles restent assoupies sans jamais s'éteindre totalement, ‘et : après des mois et même des années de guérison apparente, elles sont toujours -susceptibles de réveil. C’est pourquoi, chez : Vadulte, le, traitement par les moyens orthopédiques seuls est insuffisant, et pourquoi on est obligé de recourir à des interventions à des osteo-synthèses qui lui donnent contre son mal une assurance supplémentaire.

Chez le vieillard, car le mal de Pott, bien qu’il soit rare

existe aussi chez lui la tendance à la guérison est plus incomplète encore ».

La conclusion en est Simple — nous wopérerons pratiquement jamais d’enfant et l’ostéo-synthèse vertébrale dans le mal de Pott est une intervention pratiquement réservée aux malades adultes.

B) Quand opérer ? |

Nous mopérons que sur des lésions stabilisées et jamais en présence d’abcès froids sauf dans les cas assez rares ou un abcès s’est organisé et demeure identique à lui même sans tendance à évoluer ou à regresser pendant un temps assez long.

Nous n’opérons donc pas en présence de lésions évolutives. Clavelin Ch. dans les Archives de Médecine et de Pharmacÿe militaire de 1932 pense et nous nous rallions à son opinion que toute la question des indications opératoires dans les tuberculoses ostéo-articulaires est dominée par ces deux prin- cipes : opérer en dehors de la période de bacillémie, opérer lorsque les lésions ayant terminé leur évolution arrivent à la période de sclérose. On met ainsi le malade à l'abri autant que possible des méningites, des généralisations que l'on risque en intervenant à la période de bacillémie et de pleine évolution.

Nous aurons au préalable posé notre diagnostic avec certitude pour éviter de greffer à tort des spondylites ou des spondyloses. Des lésions de syphilis vertébrale pourraient en imposer pour une tuberculose des corps vertébraux.

Mais dans ce cas les radiographies qui montreront l’association d’un processus destructif par osteopériostite hypertrophiante, et les réactions de laboratoire (Bordet Wasserman) qui seront positives nous mettront sur la voie du diagnostic.

Ainsi après avoir éliminé tout ce qui pourrait prêter à confusion nous préciserons par ñotre interrogatoire minutieux et par un examen clinique approfondi, associés à des examens radiographiques le degré d’activité et le stade évolutif des lésions qui nous permettront de poser ou de rejeter l'indication opératoire. :

C) Comment opérer ?

Nous winterviendrons que sur des malades ayant un bon état général donc en état de résistance maximum. Nous parviendrons à ce résultat en menant de pair chez nos malades trois séries de thérapeutiques.

1°) Un traitement orthopédique consistant en une immobi-

PRCIte | OA |

.\ lisation rigoureuse dans le decubitus sur plan dur en favorisant par des cales ou des coquilles platrées les lordoses de compensation.

Ce repos, cette immobilisation dans le decubitus doivent être précoces, complets et prolongés.

Précoces, c’est-à-dire qu’il est de première nécessité d’immobiliser le malade aussitôt le diagnostic porté, sans souffrir le moindre retard. Ils doivent être complets, c’est-à-dire permanents et absolus — Prolongés c’est-à-dire maintenus jusqu’à ce que les clichés radiographiques en premier lieu et les examens cliniques successifs aient donné l’assurance autant que faire se peut d’une consolidation durable.

2) Un traitement hélio climatique pouvant se pratiquer aussi bien en altitude qu’au bord de la mer et associant aux bienfaits d’une aération continue les effets salutaires d’une cure héliothérapique bien conduite,

3°) Un traitement hygieno-diététique comprenant à côté des heures de lever et de coucher régulières des cures de silence journalières — Une alimentation substantielle et saine et non pas la suralimentation dont on se sépare de plus en plus à l’heure actuelle pensant que chez les bacillaires et notamment chez les malades couchés pendant des mois elle est à l’origine de nombreux troubles digestifs et toujours d'un certain état pléthorique incompatible avec un bon fonctionnement cardiaque dans le decubitus prolongé.

A cela nous adjoindrons une cure médicamenteuse de soutien destinée à aider au rétablissement d’un bon état général.

Au Congrès de la Société Italienne d’Orthopédie de Bologne en Octobre 1932, Paltrinieri sur 49 cas de tuberculose osteo articulaire traités par les injections d’antigène méthylique conclut que les réactions générales seraient rares et minimes. Les contre indications résideraient dans les formes à forte pyrexie ou évoluant vers la cachexie bacillaire. Ces injections amélioreraient sensiblement les conditions générales et influenceraient favorablement et spécifiquement les foyers tuberculeux — amélioration controlable à la radiographie — action durable après la fin de la cure par création d’immunisation humorale et tissulaire.

Classiquement on préconisera des injections intraveineuses de 5 où 10 cc. de gluconate de Calcium par séries de 10 à 12 injections séparées par un intervalle de 3 semaines à un mois. Er: même temps que ces injections, on administrera per os de la vitamine D (Sterogyl 15 où Calcoferol 15) qui

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