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jouera en quelque sorte un rôle de fixateur du Calcium dans Porganisme.
Que peut on attendre de cette thérapeutique ? Très en vogue à l'heure actuelle elle ne semble être nuisible en aucun cas, mais si la teneur en calcium baisse au niveau des organes atteints par le bacille de Kock il semble difficile de prêter à l'organisme une sélectivité suffisante pour lui permettre de fixer électivement à l’eadroit voulu cet apport calcique exogène : Par ailleurs si le taux de calcium baisse dans des proportions notables dans les organes touchés par la tuberculose, le taux de la calcémie demeure constani dans les états bacillaires.
‘Néanmoins les injections de gluconate de calcium provoqueront toujours un « coup de fouet» sur un organisme débilité et par un réveil de lappétit pourront l'aider à lutter d’une manière plus efficace.
Divers ordres de médications seront employés d’une façon concomittante, tels le chlorhydrate de choline en injections sous cutanées ; l’Huile de foie de Morue (ergostérol irradié) les extraits hépatiques par os ou en injections seront d’utiles adjuvants aux. autres types de thérapeutiques.
Le bon fonctionnement de l’appareil disgestif devra être vérifié souvent et nous assisterons par suite de l’immobilisation prolongée dans le decubitus à de la stase intestinale pouvant amener dans les intestins parésiés une pullulation du colibacille et créer des états pathologiques toujours longs et pénibles à traiter. Une bonne prophylaxie les évitera. On aura soin de soigner la si fréquente constipation chez les pottiques par des axatifs mécaniques ee — Huile de Paraffine).
Enfin avant l’intervention nous procèderons comme avant toute opération chirurgicale à une analyse sommaire d’urines (Albumine — Sucre) et à une recherche du taux de l’urée .Sanguine.
Deux autres réactions seront recherchées.
En premier lieu la réaction de Vernes à la résorcine qui Si elle s'élève aux environs de 60 pourra constituer une contre indication à l’acte opératoire.
En second lieu la réaction de Besredka qui ne PUR qu’un intérêt tout relatif.
La vitesse de sédimentation sanguine pourrait offrir de l'intérêt ; malheureusement les résultats qu’elle fournit sont trop. sujets à caution pour que l’on puisse y attacher une foi assurée,
Bien entendu, immédiatement avant l'intervention nous com-
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plèterons notre dossier en y ajoutant les chiffres fournis par la recherche du temps de saignement et de coagulation et par la mesure de la Tension Artérielle.
Technique Opératoire
L'idée de Pankylose des arcs postérieurs dans le traitement des maux de Pott de l’adulte n’est pas nouvelle, puisque dès 1893, Chipault préconisait d’unir les apophyses épineuses malades par des fils métalliques pour en assurer l’immobilisation et en favoriser l’ankylose.
Il avait ouvert la voie, que depuis, d’autres ont suivie mais surtout Albee et Hibbs aux Etats-Unis.
C’est en 1911 que parvint en France la nouvelle que des opérateurs Américains traitaient le mal de Pott chirurgicalement. Les observations publiées furent examinées chez nous avec beaucoup de scepticisme.
Depuis, en raison des bons résultats obtenus et de la facilité relative d’exécution de l'intervention, elle est admise par la quasi-totalité des chirurgiens, mais les modalités de l'opération ont soulevé et continuent à soulever de nombreuses discussions, La. technique de Hibbs provoque la formation d’un véritable « cal postérieur » et comporte des temps d’interventionn brutaux et assez choquants :
1°) rugination du périoste des apophyses épineuses et des lames vertébrales jusqu’à la base des apophyses transverses.
= %) Abrasion au ciseau burin des articulations intervertébrales.
4) Suture au dessus des apophyses épineuses imbriquées des lames périostées et fibreuses attachées à la rugine (Massart Vidal et Naquet).
Pour être efficace, cette intervention doit porter sur un grand nombre de vertèbres. Elle nous semble trop sanglante et traumatisante pour avoir un emploi courant dans le traitement des Maux de Pott.
Nous estimons en effet, qu’une chose primordiale et à ne pas perdre de vue, c’est que nous sommes en présenæ d’un organisme débilité qui a subi l'atteinte du bacille de Koob et qui bien souvent se présente au chirurgien en état de moindre résistance physique.
! Au Sanatorium du Grau du Roi, depuis 13 ans la méthode d’Albee a été adoptée parce que non sanglante, et très peu traumatisante. F
En effet pour espérer de bons résultats de l'intervention
il faut que les points de contact osseux entre le greffon