‹ La greffe de muqueuse buccale: thérapeutique du pterygionChapitre 9 sur 16 · PT · texte numérisé non relu

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Thérapeutique

Si nous nous plaçons au point de vue théorique, nous pouvons dire que le pterygion étant une tumeur maligne, le premier traitement qui se présente à l’idée est évidemment l’excision de la tumeur dans sa totalité, absolument comme pour un néoplasme de toute autre partie du corps. Mais il n’est pas possible pour cette affection d’affirmer qu’on atteindra ou plutôt dépassera les limites du tissu néoformé et on a ainsi toutes chances d’avoir des récidives, ce qui est d’ailleurs prouvé par la pratique.

Le seul traitement qui nous paraît efficace sera celui qui créera entre la conjonctive bulbaire et la cornée une barrière de tissu telle que tout contact entre ce qui peut rester du corps du pterygion et la cornée soit impossible.

Or, nous l’avons dit, si le pterygion constitue une tumeur maligne, ce n’est que pour la conjonctive et pour la cornée, il sera donc à priori indispensable, pour empêcher l’envahissement de la cornée, d'établir

une barrière de tissu réfractaire à cet envahissement.

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Et précisément, sauf les deux tissus précités, conjonctive et cornée, tous les autres sont réfractaires à l’envahissement ; on peut donc dire avant toute expérience qu’on pourra faire pour barrer la route aux récidives toutes les greffes sauf une greffe de cornée comme dans ja kératoplastie de Magitot, ou une greïfe de conjonctive qu’elle soit à lambeau pédiculé ou non. La preuve expérimentale de la déficience de ces greffes a été faite une fois pour la conjonctive par le professeur Duverger qui a constaté une récidive plus rapide sur le greffon conjonctival prélevé à l’autre œil que s’il n’y avait pas eu de greffe du tout.

Nous plaçant maintenant au point de vue pratique, si nous considérons l’ensemble des traitements proposés, traitements qui, presque tous, datent de l’antiquité sinon dans leur exécution, du moins dans leur principe, nous constatons qu'il n’en est pas un seul qui remplisse les conditions requises pour atteindre le but indiqué.

Ayant dit ce que nous pensons de l’excision simple du pterygion, il nous reste à étudier en premier lieu la ligature ; cette ligature faite au niveau du col amène le sphacèle de la tête qui est excisée après une période plus ou moins longue. Cette thérapeutique est inférieure à l’excision du pterygion, car elle laisse en entier le corps et à cause même de la présence du corps, sans

aucun obstacle à la prolifération au niveau de la cornée

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