‹ La Greffe de ThierschChapitre 8 sur 14 · NOUS · texte numérisé non relu

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étaient actives et pouvaient se greffer ; mais, il est hors de doute que ces cellules n'avaient aucune action dans le processus histologique.

Colrat de Lyon, a décrit un réseau particulier siégeant entre la greffe et les bourgeons ; cs réseau, que Reverdin n’a jamais vu, « jouerait un rôle important dans la formation de l’épiderme ». |

On a encore prétendu que les greffes ne faisaient que protéger les bourgeons charnus. Enfin on a parlé de blastème.

* Je veux maintenant parler de tentatives très curieuses, inspirées par la méthode de Reverdin, pour obtenir la cicatrisation des plaies au moyen de greffes, empruntées non plus à la peau, mais, aux muqueuses, au tissu musculaire, etc.

Il y a peu de chose à dire sur la greffe muqueuse, dont Czerny a eu l’idée. Dans un cas cet auteur observa la transformation curieuse de l’épithélium à cils vibratils de la muqueuse nasale en un épithélium pavimenteux. Ces expériences sont assez curieuses, mais n’ont rién de bien surprenant. Beaucoup plus extraordinaires sont les deux observations de greffe musculaire, communiquées par Howard de New-York. Dans la première, il s’agit d’une plaie de la jambe produite par un boulet, qui enleva un morceau du mollet jusqu à los.

La plaie avait 4 pouces de long et un de large quand Howard vit le malade. Il pratiqua d'abord « des greffes épidermiques qui produisirent pendant quelque temps un excellent effet, mais, leur progrès s'arrêta ».

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Il pratiqua une nouvelle intervention qu’il raconte en ces termes.

Je fis sur la plaie trois excavations à bords nets, équidistantes et grandes de manière à pouvoir contenir, la première un grain de lin, la seconde, un grain d’orge, la troisième, un pois. L’écoulement sanguin ayant cessé, un aide souleva la peau qui recouvrait la partie moyenne du biceps brachial droit du malade, la sectionna sous forme de lambeau triangulaire, de manière à mettre le muscle à nu: saisissant alors celui-ci avec des pinces, il en excisa un morceau mesurant un peu plus qu’un quart de pouce carré; le morceau fut divisé en 8, correspondant au volume des trois petites excavations, dans lesquelles on les inséra de manière à ce que leurs surfaces fussent au niveau de la surface de l’ulcère; ils y furent fixés au moyen de l’emplâtre à l’ichtyocolle et traités comme les greffes épidermiques. Le lendemain ces greffes musculaires adhéraient si solidement qu'il fut impossible de les détacher avec la pointe du bistouri. Le deuxième jour la surface primitivement pâle de l’ulcère était devenue si vasculaire qu’elle rivalisait de rougeur avec les greffes musculaires. A ma orande surprise cette vitalité plus orande était partagée par une portion de la plaie originelle, séparée de la partie principale et des oreffes musculaires par une large bande de tissu cicatriciel. Les bords de la plaie se cicatrisaient en même temps au point que le malade disait y voir un progrès tous les jours. Cette cicatrisation centripète marchait surtout rapidement dans le point le plus rapproché de la greffe musculaire la plus considérable, sur laquelle et au delà de laquelle la peau nouvelle s étendit rapidement, le point d'implantation de la greffe demeurant reconnaissable ensuite par une saillie circulaire sur le promontoire

- nouvellement formé.

Les autres greffes eurent une action moins vigoureuse ; la seconde en volume fut couverte au bout de dix-huit jours par la peau provenant des bords. La plus petite devint exhubérante, resta saillante au-dessus de la surface et fut la dernière à présenter une cicatrisation complète.

La deuxième observation ressemble à celle-ci, avec la différence que l’on n’avait pas d’abord pratiqué des greffes épidermiques. .

M. Ollier essaya aussi avec succès la greffe périosti-

que, par le même procédé de petits lambeaux, sans pédi- #cule. 21

+ Hamilton fit des greffes avec de minces tranches d’é-

ponge, coupées au microtome.

Enfin il nous reste à signaler la greffe animale, prati- Ke quée d’abord par Jacenko, Rilippe et Litiévant, qui lui a donné le nom de zoogreffe. Cette soie autour de la-.

quelle on a mené beaucoup de bruit, n'a pas donné les

résultats que l’on à annoncé ; quelques rares Succès

furent obtenus avec de la peau de poulet et de grenouille. Ces différentes greffes donnent le tableau suivant ;

Greffe humaines cutanées :

cornée (Fiddes) dermo épidermique :

à petits lambeaux (Reverdin) à grands lambeaux (Ollier) Greffe muqueuse (Czerny) Greffe musculaire (Howard) Greffe périostique (Ollier) Greffe éponge (Hamilton) Greffe animale (Jacenko etc).

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