PE LEA
trent, envahissent ses travées et finalement l’étouffent, [ui laissant l'apparence d'un banal ganglion
ly rmphatique.
Si au contraire on prend soin de-croiser entre eux des animaux pendant plusieurs générations (25 ou 50), et de pratiquer, lors des premières unions, un choix judicieux, on obtient ce qu il est convenu d'appeler une lignée sélectionnée. Or, une transplantation entre deux individus SAISIE éloignés de cette lignée réussit mieux qu ‘entre frères d'une souche quelconque, mieux par conséquent que dans le cas précédent. La réaction est plus lente à venir, et moins violente. Prenons alors deux frères d'une lignée sélectionnée, et nous obtenons un résultat presque aussi bon que par l'autotransplantation. Ce n'est qu au bout de nombreux mois (5 ou 6) que s'ébauche parfois — mais pas toujours — une légère réaction Iymphocytaire qui ne compromet plus la vitalité du greffon. De plus, si l'on creffe entre eux tous les animaux d'une même portée, le résultat n'est pas partout le même. Ici, il se confondra avec celui d'une autogrefle, et là il se rapprochera d'une crefle entre
parents éloignés.
Tout ceci a été parfaitement étudié par L. Lors avec la thyroïde. Avec l'hypophyse, il en est exactement de même. (Voir p. 80).
Pour l'instant, contentons-nous simplement d'enregistrer ces faits. Leur intérêt est surtout spéculatif. Nous y reviendrons dans le chapitre suivant. Îls nous font en tout cas, dès maintenant, prévoir Île sort réservé aux greffons homoplastiques.