C. L'homogretfte
Les travaux de CRISTIANI avaient pu faire croire à la réussite des homosgrefles thyroïdiennes. Pour beaucoup de médecins et de chirurgiens, ce fut après fui un fait acquis. En réalité, lorsqu'on se reporte à ses publications, on ne trouve aucune preuve formelle. Auto et homosgrelles sont comprises dans les discussions sous le même vocable d'autothyroïdiennes, et il y a lieu de penser que sil a vraiment réussi dans certains cas, il s'agissait de syngénésiogreftes.
L. Lors, expérimentant sur la thyroïde, apporte des observations qui ne laissent pas place au doute. Toujours, dans ses expériences, le centre de la orelle, frappé de nécrose, est envahi par des fibroblastes qui forment une masse blanche de tissu fibreux qui ne régénèrera pas. À la périphérie, des fibroblastes, dans les premiers stades, encerclent les acini encore vivants, les compriment et oblitèrent proéressivement leur lumière. Les néo-vaisseaux sont plus rares que dans l'auto ou la syngénésiogrefle. De plus, vers le 7° ou 8° jour, des lymphocytes arrivent en rangs serrés, infiltrent le transplant, envahissent les travées, entourent les acini et contribuent à leur destruction. Généralement, au bout de 20 à 50 jours, la structure glandulaire est méconnaissable.
La même évolution a été observée pour les parathyroïides (MorEL-CHARBONNEL).
Pour l’hypophyse, les auteurs (voir page 80) n'ont pu réussir leurs grefles qu’en s'adressant à des sou-