CE ARAN ES
À lheure actuelle, elle est enceinte de 5 mois, et depuis le début de la grossesse tous ces troubles ont considérable-
ment augmenté.
Le; auteurs notent que l'existence de ce diabète insipide, par le « lavage » rapide de l'organisme quil imposa, a réduit au minimum les risques d'intoxication. Les grosses quantités de Véronal et d'Eukodal absorbées ont été très
rapidement éliminées.
L'examen complet ne révéla rien de spécial. En particulier aucun signe de tumeur hypophysaire. + VV négatif. Urines : pas d'albumine, pas de sucre, Quantité : 7 à 12 litres par jour avec absorption correspondante de liquide. Densité 1001. Hypochlorurie.
La médication post-hypophysaire se montrait active mais à doses élevées : avec une injection de Pituigan toutes les heures, on arrivait à réduire à 4 litres par jour la polyurie, et à élever la densité à 1020.
La malade supporta bien les quatre derniers mois de sa grossesse. À noter que les doses massives de pituitrine n'eu-
rent aucune influence nocive sur son évolution.
Après l'accouchement, qui se fit normalement, les troubles persistèrent exactement comme par le passé ; et malsré de fréquentes prises nasales de poudre de post-hypophyse, la patiente devait boire 5 litres à 5 L.-172
Le: auteurs décidèrent donc une implantation d'livpophyse.
Quelques jours avant l'intervention, ils pratiquèrent avec Farine une réaction d'Ascheim Zondek sur des souris de 4 semaines pesant 6 à 7 or. La réaction fut beaucoup moins prononcée qu'avec des urines de femme normale : pas d'augmentation des annexes ni de l'utérus.
Le jour de l'intervention, ils placèrent dans un termophore l'hypophyse d’une génisse saine, envoyée de l'abattoir dans une solution de Normasol à 37°, et prélevée d'une manière absolument aseptique. Entre l'extirpation de l'hypophyse et son implantation dans la salle d'opération, il ne s'écoula pas plus de 25 minutes. L'implantation se fit dans la cavité de Retzius.
La petite intervention fut très bien supportée par la ma-
lade qui se réveilla très rapidement.
Le jour de l'opération et les trois jours suivants, elle prit trois fois un 1 cc. de Physormone et n'absorba que 1 litre de liquide. Malgré l'anesthésie cette quantité suffit. La malade était heureuse d’être débarassée de sa soif. La guérison se fit sans incidents. La quantité quotidienne de liquide se maintint à 1.000 cl. et l'on n'administra plus ques 2 CC de Physormone. Cette modification n'influença pas l'absorption des liquides. Au 18° jour de l'opération, on ne prescrivait qu'une seringue de Physormone et [a quantité de liquide absorbée sous un contrôle des plus sévères fut de 1.500 cl. À partir du 20° jour, on cessa toulle injection sans que la sensation de soif de la malade fàt
augmentée.
Déjà 9 jours après, la femme était levée et travaillait dans le service sans présenter la moindre manifestation de fatigue ou d'épuisement, alors que précédemment ces troubles apparaissaitent très rapidement. Il ne s'agissait pas d'un réflexe psychique comme fe démontra la réaction d'Ascheim-Zondek faite le 11° jour après l'opération. Chez la plupart des souris femelles pesant 6-7 grs, Le vagin était ouvert, l'utérus et les ovaires gros ; on trouva un follicule normal. Il s'agissait ainsi de manilestations identiques à celles que l'on observe avec l'urine de femme normale et
on démontra ainsi qu'au moins le lobe antérieur excrétait
son hormone et que l'organisme avait commencé à résorber
le tissu hypophysaire hétérogène.
Au 28° jour elle quitte le service, buvant et urinant 1 [. 5 et se porlant tout à fait bien. La densité des urines oscil-
fait entre 1010 et 1015. Une légère hypochlorurie persistait.
L'amélioration se maintint 4 mois et demi. Puis, progressivement soif et polyurie firent leur réapparition. Et 7 mois après l'intervention, l'état était sensiblement le même qu'a-
vant.
OBSERVATION XII (Kyzin)
Jeune fille de 22 ans. Aucun antécédent digne d'intérêt. Depuis deux mois polyurie à 5 litres et polydipsie. Métabolisme de base + 10 %. Selle turcique normale. Fond
d'œil normal.
Le 23 mai 1030.: injection dans la masse des muscles fessiers d'hypophyse finement divisée (à l'aide d'un gros trocard).
Le lendemain la quantité d’urines émises tombe à 800 grammes, descend même quelques jours après à 600 grs et
se maintient encore à moins d'un litre deux mois après.
OBSERVATION XII (Warporr)
Femme de 58 ans, vue pour la première fois en décembre
Antécédents : née à terme. Rougeole dans l'enfance. À 25 ans, grossesse extra-utérine. À 51 ans, appendicectomie et ligature des trompes. Puberté à 16 ans, puis bien réglée
jusqu'à 56 ans. Depuis 6 ans, soif intense et polyurie à
Sp
58 litres par jour. Si elle essaye de restreindre la quantité de liquide, apparition de palpitations et d'un état anxieux qui l'obligent à boire.
Depuis deux ans, elle est soumise à un traitement posthypophysaire en injections (1 à 2 ampoules par jour). Mal-
gré cela elle continue à uriner 25 à 30 litres.
Par ailleurs, depuis le début de la maladie, elle souffre de douleurs de l'hypocondre droit, présente des vomissements
et de l’anorexie. Depuis deux ans, poly et hypermenorrhée.
Examen : Selle turcique normale. B. W. négatif. ‘Un examen chimique du sang très complet et une formule et
numération fournissent des résultats normaux.
Un traitement insulinique (10 U trois fois par jour) ne
produit aucune amélioration. ù
En octobre 1935, on implante dans le grand droit de l'abdomen l'hypophyse entière d'un jeune taureau.
Le jour de l'opération, la diurèse tombe à 5 litres. Les deux jours suivants à 5 [. 5. À partir du 12° jour, elle se maintient entre 5/4 de litre et 1 litre 1/2 sans injections ni.
inhalations de post-hypophyse.
La soif a complètement disparu et la malade va même
. 3 ” 4 A jusqu'à ressentir pour l'eau de la répugnance.
Puis progressivement Îa diurèse augmente, et au 51° jour oscille entre 9 et 15 litres ‘avec une prise nasale de
poudre de post-hypophyse.
Le ‘32° jour, nouvelle implantation. La glande fut, cette fois-ci, conservée dans l'éther pour éviter la suppuration. Le deuxième jour, la diurèse tombe à 1/2 litre pour remonter dans les 5 jours et rester jusqu'au 7° jour entre 10 et 14 litres. Dans les jours qui suivent l'équilibre s'établit autour
de 18 litres sans prendre d'hypophyse.
Les auteurs pensent que l'éther a privé la glande d'une parlie de ses capacités antidiurétiques puisque l'effet de la
deuxième implantation a été moindre.
16 jours après : implantation de 2 glandes. Pendant 15 jours la malade n'urine qu'un litre et demi. Puis la diurèse se maintient entre 11 et 15 litres pendant 7 mois sans au-
cune autre thérapeutique.
Les auteurs tentent encore une autre greffe, espérant, par
écheions successifs, faire baisser la diurèse.
18 juin 1036 : grefle d'hypophyse de génisse. Pendant 14 jours, diurèse normale. Puis elle remonte et se maintient
pendant un an à une moyenne de 15 litres. Le métabolisme
de hase passe de +4 % à + 350 %.
Sur la demande de la malade on pratique encore quatre implantations. Après la dernière, l'équilibre s'établit aux environs de 5 litres par jour.
En dehors de l'action sur l'évolution du diabète insipide, un fait est digne d'être noté : la polyhyperménorrhée que présentait cette malade (menstruation tous les 15 jours, d'une durée de 9 jours et extrêmement abondante) disparut presque complètement après la première implantation. À partir de la troisième, les règles devinrent tout à fait régulières (5 jours tous les 27 jours). Le jour de la 4° implantation, apparut quelques heures après une sécrétion séro-sanguinolente qui se transforma après trois jours en une menstrualion franche, avec une avance de 15 jours, et ceci après
8 mois de menstruation normale,
OBSERVATION XIV ( Wazporr)
Homme de 57 ans vu pour la première fois en juillet
Père et mère bien portants. Dans les antécédents on relève seulement une typhoïde à 24 ans. Depuis deux mois, soif intense. Boit 10 à 11 litres par jour. Polyurie. Céphal-
gies intenses. /
A l'examen on découvre une cicatrice de la région frontale gauche, conséquence d'une chute de 2 mètres de haut à l'âge de 24 ans.
Acuité visuelle, fond d'œil, champ visuel : normaux.
B. W. négatif dans le sang, positif dans le liquide céphalo-
rachidien.
Le 15 août 19:57, implantation d'une hypophyse de bœuf. Après les quatre premières heures, la diurèse descend à des chiffres normaux et se maintient entre 600 et 1.400 cl. durant 20 jours, après lesquels elle recommence à s'élever
progressivement.
Le 20 octobre 1057. el le 12 juillet 1938, on pratique une implantation hypophysaire que [e malade sollicite vivement. Après les premiers jours de diurèse normale, on voit celleci s'élever progressivement, mais sans jamais atteindre les chiffres antérieurs. Actuellement le malade présente, sans subir de traitement quelconque, une diurèse de 7 litres par
jour.
OBSERVATION XV (personnelle) Malade de la Clinique Thérapeutique (M. le Pr. LEBON) F.. Antoine, chauffeur, entre dans le service le 25 avril
1041. Apparition brusque, il y a quinze jours, d'une soif intense et d’une polyurie à 6 litres par 24 heures.
A tOD E
Rien à retenir dans ses antécédents. Marié et père de deux enfants bien portants. N'a jamais eu de chancre. B. W. négatif. Meinicke légèrement positif. Aucun trouble de la vue. Fond d'œil normal. Crâne radiologiquement
normal.
: Les injections d'extraits préhypophysaires (2° ampoules par jour) ramènent la diurèse à 1 [. 500 mais celle-ci re-
monte immédiatement à 6 litres dès qu'on les suspend.
Par ailleurs, l’état général et psychique de ce malade est fortement atteint. Il est tout le temps las, et souvent obligé de s'étendre, a perdu toute envie de travailler.
Le 7 juin 1041, greffe d'hypophyse de singe dans la moelle de Ja métaphyse tibiale droite. L'effet sur la polyurie fut exactement l'inverse de celui que l'on attendait, puisque dans la semaine qui suivit l'intervention la diurèse s’éleva jusqu à 12 litres.
Nous renvoyâmes le malade chez lui, certains que la grelle avait complètement échoué. La lassitude et l'apathie élaient toujours aussi marquées. Il passait des journées chez lui sur son lit, refusant de sortir et de travailler.
Au début de juillet, nous allons le de et nous sommes surpris de trouver un homme transformé. I] nous reçoit debout, l'air heureux, et nous apprend que depuis quelques jours il se sent beaucoup mieux, a récupéré ses forces, boit et urine moins, et envisage de reprendre son travail. Malgré tout, nous restons sceptiques. Mais deux mois après, nous le retrouvons patron boulanger, accomplissant sans faiblir, et au fort de l'été, son pénible travail devant le four, transportant sans fatigue les lourdes balles de farine. De plus, il se fève moins souvent la nuit pour boire. Nous le reprenons quelques jours en observation à l'hôpital : il boit 5 litres de liquide par jour et urine entre 4 et 5 litres. Le résultat se maintient depuis huit mois.
Nous apportons ces faits tels qu'ils ont été observés. Il est probable que l'action heureuse sur l'état général, le psychisme et le retour des forces est due à la résorption progressive du lobe antérieur. Le syndrome diabétique, lui, n'a été amélioré que de façon minime.
D. Syndrome adiposo-génital
OBSERVATION I (Kyzin)
Homme de 19 ans présentant un tableau typique de dystrophie adiposo-génitale. Dépôt de graisse autour des hanches et dés cuisses. Traits féminins. Absence de barbe : absence presque complète des poils au niveau du pubis. Testicules de la dimension d'un pois ; absence complète
d'instinct sexuel. Voix féminine.
Transplantation d'une hypophyse de veau dans le mésentère en février 1036.
Environ 5 mois après, le sujet déclare être devenu plus fort. Les testicules se sont développés et ont atteint la dimension d'une noisette : les accumulations de graisse ont un peu diminué.
En automne 1036, environ 6 mois après l'implantation hypophysaire, les testicules sont environ du volume d’une prune. Les poils axillaires et pubiens se sont complètement développés. Depuis quelque temps, le patient est obligé de se raser. L'habitus corporel s'est complètement transformé et actuellement ce malade présente un aspect viril. La voix a mué. D'après les renseignements du père, psychiquement le sujet s'est considérablement modifié. Auparavant il était d'un maintien doux, sensible, tandis que maintenant il est
viril, personnel et a eu des rapports sexuels.
En octobre 1036, le malade est écrasé par une auto et succombe à ses blessures. À l'autopsie, Fhypophyse autochtone se révéla très petite, pesant seulement 0 gr. 4. Les testicules pesaient 7 et 5 grammes.
OBSERVATION IT( Eurmarpr & Kirrez)
La femme V.., consulte en décembre 1027, car ses règles se sont arrêtées depuis environ 6 mois et parce que, au cours de ces cinq dernières années, malgré des mesures diététiques les plus strictes, son poids continue à augmenter. Elle pèse, âgée de 28 ans, 115 kgs alors que 5 ans auparavani, elle pesait encore 63. Au début, en 1028, l'auteur tenta de provoquer les règles par l'administration des préparations hormonales habituelles. Contre l'obésité il donna de l'Incretan. Le résultat fut peu satisfaisant. L'aménorrhée
persisla.
Le 12 janvier 1928, EHRH1ARDT implanta un lobe antérieur d hypophyse de bœuf. Le 16 janvier, début d'une hémorragie utérine qui se maintint 6 jours et d'une intensité analogue aux menstruations précédentes. 4 et 8 semaines après
survinrent spontanément les périodes suivantes.
Le résultat de l'implantation fut remarquable encore a un autre point de vue. Déjà peu de jours après l'intervention, [a malade se plaignit d'une sensation douloureuse violente aux seins. Ses deux seins étaient tendus, sensibles au contact et à [a pression. Il s'en échappait un liquide
analogue au colostrum.
Le poids de la malade et son état général furent heureusement influencés. Sans aucun régime, elle maigrit de 5 kgs cn l'espace de 4 semaines, tout en se sentant plus active et plus forte. Céphalées et bouffées de chaleur dispa-
rurent complètement.
Par l'implantation d'une hypophyse, on obtint ainsi la reprise des règles, une amélioration de l'état général, [a diminution du poids et secondairement un effet stimulant
sur la glande mammaire.
Evolution : en janvier 10530, la malade revient consulter
et rapporte que l'amélioration s’est poursuivie pendant un
an. Puis à nouveau son poids a augmenté, son état général a empiré et ses règles, d'abord plus rares et moins abon-
dantes, ont complètement disparu depuis six mois.
L'auteur tenta alors une transfusion de 700 CC. de sang de femme enceinte. 7 jours après survint une hémorragie utérine d'intensité moyenne qui dura 6 jours. Un mois après, nouvelle menstruation, puis la malade redevint aménorrhéi-
que. Le poids fut à peine influencé.
Par la suite on put rétablir par injections de préhormone et de prolan quelques cycles menstruels mais toujours de façon transitoire.
OBSERVATION HI ( Enrnarpr & KiTrEL)
Femme de 52 ans, mariée depuis 10 ans, sans enfants.
Depuis 2 ans, les règles, qui jusque [à avaient été parfaitement régulières (du type 4/28), sont devenues peu abondantes et espacées de plusieurs mois. En même temps s'est développée une très forte adiposité. La malade pesait au moment de son entrée à la clinique 80 kgs avec une taille de 162 cm. Des préparations ovariennes lui avaient été administrées précédemment sans succès.
Les dernières règles remontaient au 20 juin 1055. Le 10 juillet, c'est-à-dire, à la limite de l’intermenstrum et du premenstrum, on implante un lobe antérieur d'hypophyse. Deux jours après, la malade remarque une tension de ses seins, devenus très sensibles, et qui, sous la pression, Tais-
fi
sent écouler un quide ressemblant au colostrum.
Trois jours après Fimplantation apparaît une menstruation normale.
Au cours des 12 semaines suivantes, sans mesures diététiques particulières, il se produisit une chute de poids de
6 kgs, une amélioration de l'état général, et une reprise des forces, si bien que cette femme fut en état de reprendre complètement son travail d'intérieur. Les règles reprirent régulièrement et durèrent comme auparavant 4 jours. L'action favorable de l'implantation se maintient depuis environ un an.
OBSERVATION IV ( Wazpore)
F. C.…., 18 ans, étudiant. Vient pour la première fois en juin 1034.
Diagnostic : infantilisme hypophysaire avec obésité du type diencéphalo-hypophysaire (Frœlich-Bartels) et dystrophie génitale secondaire.
Père, mère et cinq frères et sœurs bien portants et de
taille normale.
Né à terme, et depuis la première enfance (ne peut précisér à quel âge), il présente une taille plus petite que Ja normale. I[ a toujours été gras, apathique : bonne mémoire. L'examen somatique révèle une petite taille (1 m 33) avec des proportions infantiles (prédominance de Ja moitié supérieure dt corps). Poids : 41 kgs. Absence de barbe, sourcils rares. Faciès lunaire. Accumulations graisseuses au niveau du tronc, spécialement à Îa région mammaire, à J’abdomen et aux cuisses, avec des bourrelets pectoraux sous-mammaires, hypogastriques et supra-iliaques. Membres fins, mains de Rubens (doigts fusiformes à la racine, fins, terminés en spatule). Peau blanche, rosée, fine, soyeuse, sans poils: Cheveux secs. Pouls à 80, tension au Vaquez
12 1/2. Cyphose dorsale discrète.
Pannicule adipeux abdominal sensible au pincement. Testicules du volume d’une noix de moyenne grosseur ;
pénis très petit, correspondant au développement d'un en-
fant de 8 ans. Poils pubiens excessivement rares. Poils axillaires absents. Voix aiguë. Hyperémotivité. Intelligence
correspondant à celle d’un enfant de 10 ans.
Fond d'œil et champ visuel périphérique normaux. Métabolisme basal + 2 %.
La radiographie montre une selle turcique petite (dia-
mètre horizontal 8 mm. 5 : diamètre vertical 7 mm. 5).
En juillet 1034, on fait une implantation intramusculaire dans le quadriceps crural droit, d’une hypophyse d'un jeune taureau (les deux lobes ensemble). Le tissu cellulaire souscutané suppure mais non la glande implantée (?) qui était
sous-aponévroltique, intramusculaire.
En septembre 1054, le malade pesait 539 kgs 700 avec une taille de 1 m. 345, c'est-à-dire un demi centimètre de plus qu'avant l'implantation. En même temps, on constate que les testicules ont atteint un volume à peu près double de ce qu'ils étaient précédemment. Le pénis a augmenté petit à petit. Le métabolisme basal s'élève à + 18 % (soit une augmentation de 16 %).
En juin 1035, la taille du sujet atteint 1 m. 55. Il présente des testicules de même volume et des poils considérablement plus nombreux et plus grands.
En juillet 1935, on implante de nouveau une hypophyse de jeune taureau. De nouveau le tissu. cellulaire sous-cutané suppure sans affecter le transplant (?) qui était sousaponévrotique, intra-musculaire.
Au bout d'un mois, la plaie est cicatrisée et en août 1955 la taille s'élève à 1 m. 57. Le malade part pour une ville de province et on ne le revoit plus. Par un collègue de la localité, on apprend que sa taille, à la fin de 1936 était de 1 m. 38, soit 5 cms de plus que 2 ans auparavant
de-
quand il avait quitté l'hôpital. La voix commençait à venir plus grave en même temps qu'apparaissait un léger
duvet sur la lèvre supérieure.
En juillet 1038, les auteurs sont informés que le malade a une taille de 1 m. 30.
OBSERVATION V (Wazporp)
Garçon de 11 ans, vu le 23 décembre 1055, présentant un syndrome adiposo-génital prépubéral.
On lui implante une hypophyse de bœuf à 3 reprises, le 22 mai 1930, le 10 juin 1936 et le 28 juillet 1036.
Le métabolisme de base était :
le 18 juin 1936: + 21 %.
le 29 juil. 1936: + 32 %.
le: 5 sept. 1036: + 27 %.
Avant l'implantation les testicules étaient ectopiques, du volume d'une demi-amande (sic). Le 10 août 1936, soit deux mois et demi après l'implantation, les testicules étaient descendus, et du volume d'une amande. Poils au pubis. Morphologie plus définie, de type viril, accroissement de la
taille de 10 cm. en deux ans.
Taille : 1 m. 435 le 25 décembre 109535.
1 m. 470 le 24 juillet 1056.
1 m. 535 le 8 novembre 1937.
OBSERVATION VI (Wazporr)
Garçon de 10 ans, vu le 5 août 1036 avec un syndrome adipo:o-génital et une cryptorchidie.
On lui implante une hypophyse de bœuf le 28 août 1036.
Le métabolisme de base était, le 20 août 1036 : + 10 % le 5 sept. 1036 : + 15 %.
On constate une diminution de poids de 2 kgs SEA k. 5
le 25 août 1036 et 45 k. 5 le 5 septembre 1036.
OBSERVATION VII (Wazporr)
il s'agit d'un garçon de 11 ans, admis le 12 août 1036,
présentant un syndrome adiposo-génital prépubéral.
On lui fit une implantation hypophysaire à deux repri-
ses : le 21 août 1036 et Le 16 octobre 1056.
Le métabolisme de base qui était le 20 août 1036 de — 260 % s'élève à la date du 5 septembre 10356 à + 15 %.
Son poids était de 63 kgs 500. Deux mois après l'implan-
tation, les testicules avaient augmenté de volume.
OBSERVATION VIN (Personnelle) :
Syndrome adiposo-génital chez un garçon de 16 ans. Greffe bréphoplastique d'hypophyse. Amélio-
ration.
Tr. François, enfant normal jusqu à l'âge de ro) ans. Aurait eu à cette époque une maladie infectieuse étiquetée
fièvre intestinale (température à 40° pendant 15 jours). Un mois après aurait commencé à grossir.
Il y a 8 mois, consulte un médecin qui pose le diagnostic de syndrome adiposo-génital et constate une adiposité surtout marquée au niveau des hanches, de la région sousombilicale et de la poitrine. Des testicules très petits (volume d'une olive) en place dans des bourses normalement développées ; une verge petite : l'absence de poils au ni-
veau du pubis.
En 8 mois, le traitement suivant est administré :
1° Syncrine Choay (Exrait de thyroïde-Hypophyse-testicules pendant 15 jours).
2° Préloban Bayer : 6 dragées par 24 heures pendant 10 jours.
5° Prolan Bayer : 15.000 unités internationales en 6
mois.
4° Pangiandine.
Le poids n'a pas varié. L'aspect général ne s'est pas modifié. Cependant les testicules auraient un peu augmenté
de volume. La verge est restée petite.
Notre examen, le 31 mars 1042, confirme le diagnostic de syndrome adiposo-génital. Le visage est bouffi, infiltré de graisse, les seins volumineux. Dans la région sous-ombilicale, le pannicule adipeux est extrêmement développé, épais d'au moins 6 cm. La peau ne peut être pincée. Les
hanches sont féminines.
Les testicules ont la taille d'une grosse olive. La verge est toujours petile, et mesure 5 cm. Taille 148 cm. 5: poids
51 kgs 500..
Les 27 mars 1042, greffe d'une hypophyse d'un nouveauné à terme, mort de traumatisme obstétrical quelques heu-
res après l'accouchement. L'hypophyse, divisée au rasoir en trois fragments, est placée à la face postérieure de la gaine du grand droit dans sa portion sus-ombilicale. Suture de l'aponévrose au catgut et de la peau aux crins.… L'intervention a été très rapide et na nécessité que quelques inhalations de chlorure d'éthyle. Une heure environ s'est
écoulée entre la mort du nouveau-né et l'implantation.
Cicatrisation de la plaie « per primam » ; suites apyrétiques.
L'enfant est revu le 10 avril. Il a maigri de 6 kgs en 15 jours (Poids 45 kgs 400), a légèrement grandi. Taille 1 mètre 50. Son visage a nettement changé d'aspect, s'est afiné. Le pannicule adipeux abdominal est encore très épais, mais plus souple, moins infiltré : il peut être pincé plus facilement. De même au niveau des seins. Peu de modifications du côté des testicules.
Le 27 mai : bourses et testicules sont plus volumineux. Apparition de quelques poils au niveau du pubis.
E. Ectopie testiculaire
OBSERVATION I(M. le Professeur Lomsarp)
‘ Pasc… Laurent, né le 22 août 1026, nous est amené le 19 novembre 1037, pour des douleurs abdominales et ingui- nales liées à une double ectopie testiculaire. De petite taille, malingre, chétif, il est atteint d’énurésie. Au-dessous d'une verge rudimentaire, il n'y a pas trace de bourses : la peau du scrotum est dans Île plan du tégument périnéal. Les deux testicules, véritables haricocèles, sont, tantôt cachés dans le ventre, tantôt perceptibles dans Îles trajets ingui-
naux, dont ils ne franchissent jamais l'orifice externe.
L'exploration la plus soigneuse, les pressions prolongées n'arrivent point à les repousser au-delà. Ces constatations, à maintes reprises renouvelées, la brièveté du cordon indiscutablement établie, M. le Professeur LoMBARrD intervient Je 17 décembre 1037.
Pendant que l’un de nous, sous anesthésie focale, trépane la diaphyse tibiale gauche, à 5 cm. au-dessous du cartilage de conjugaison, l'autre, dans une pièce voisine, découvre et enlève l'hypophyse d'un singe mâle (magot d'AIgérie) dont l'activité génésique a été contrôlée. Trarsportée à la salle d'opération entre deux lames de tissu nerveux, la glande est introduite toute entière et intacte, dans la loge tibiale. Suture totale.
Les suites opératoires sont d'une simplicité parfaite, sans
l’'ébauche d'une réaction locale ou générale.
Le 50 décembre 1957, on note que [a mobilité du testicule est sensiblement accrue.
Le 27 janvier 1058, le testicule droit, qui a nettement
grossi, peut être amené jusque dans la bourse où il demeu-
re | DCE rs
re assez longtemps, le gauche est franchement abaissable,
mais il remonte dès qu'on cesse la traction.
En mai 1038, le testicule gauche, dont le volume s'est également accru descend quelquefois, spontanément, dans
la bourse, mais il n'y séjourne que peu de temps.
En décembre, c'est-à-dire un an après l'opération, le testicule droit qui, à différentes reprises, a subi des modifications de siège, remontant dans le canal puis redescendant se trouve actuellement de façon permanente dans une bourse bien développée. À gauche, la glande demeure haute, au-dessous de l'anneau, mais elle peut être aisément ame-
née jusqu'au fond du sac scrotal.
Le 16 février 1030. les deux testiculés ont achevé leur migration ; le gauche de temps en temps remonte passa-
gèrement jusqu à l'anneau.
La verge, en revanche, reste petite, courte et grêle. Il n'y
a pas l'ombre d'un duvet pré-pubien.
L'allure générale du sujet ne s’est pas modifiée. La taille ne s'est pas sensiblement accrue, l'énurésie ne serait plus qu intermittente. La radiographie du tibia opéré ne montre, sous ses deux incidences, aucune modification de structure, aucun remaniement osseux, en dehors d'une minuscule ai-
guille périostique.
OBSERVATION IT (M. je Professeur LoMBARD)
Grefle d'hypophyse de singe dans un cas d’'ectopie
testiculaire unilatérale
Enfant de 9 ans, atteint d'hypospadias périnéal très postérieur, de type vulviforme, a subi 3 interventions type
Ombredanne. La verge est reconstituée, l'orifice urétral au
niveau du gland, mais le scrotum reste vide, réduit à deux
bourrelets antéro-postérieurs, étroits, discrets.
Testicules de volume réduit, qui sont depuis 6 à 8 mois
au niveau de l'orifice externe des canaux Inguinaux.
14 mai 1037 : anesthésie locale : trépanation de la partie basse de la métaphyse tibiale supérieure gauche jusqu'au canal médullaire. En même temps un singe mâle adulte est endormi à fond. L'hypophyse prélevée est placée entière dans la loge tibiale. Suture totale. Fermeture per primam.
Cinq jours plus tard, dans la bourse gauche, nous avons la surprise de découvrir un testicule en situation tout à fait
régulière à l'extrémité d'un cordon souple et allongé.
Le Mesticule droit a gardé sa place à l'orilice interne du
canal inguinal. Il ne peut être abaissé.
Dans les jours qui suivent, nous assistons à sa mobilisation lentement progressive. Fin juin, la glande peut être amenée jusqu'au fond de [a bourse correspondante ; elle remonte dès quon cesse de la maintenir, mais le progrès
est indiscutable. Taille de l'enfant sans changement.
PADDATE
F. Nanisme hypophysaire
Les deux premières observations concernent des homogreftes par sutures vasculaires. L'exécution de cette technique paraît difficile. Bocoraz prétend cependant l'avoir réussie de la façon suivante : il prélève aussitôt après la mort d’un traumatisé ou d'un suicidé l'hypophyse avec les deux tronçons de carotide interne qui la flanquent. Ceci fait, une incision de découverte de l’humérale est pratiquée à l’anesthésie locale chez le futur porte-grelle. L'humérale est sectionnée, et, entre ses deux extrémités, l'un des tronçons carotidiens est interposé. Suture vasculaire aux fils de soie. On laisse alors le sang arriver dans la carotide transplantée et dans l'hypophyse qui prend une teinte rosée et est animée de battements. On sectionne ensuite [a carotide interne gardée en réserve de l'autre côté du transplant.
Cette technique ne nous paraît pas apporter un progrès bien sérieux. Nous avons vu (page 67) ce quil fallait penser de l'homogrelle par suture vasculaire. Elle se résorbe immanquablement en trois semaines. De plus, l'écoulement du sang veineux nest pas assuré et il est fort probable que l'hypophyse, en très peu de temps, subit un véritable infarcissement hémorragique.
Voici cependant, à titre documentaire, deux des observations de l’auteur.
OBSERVATION I (Bocoraz)
Malade K.., 16 ans. Fut admise à la clinique le 16 mai 1951. Se plaint que sa taille ne correspond pas à son âge. Légère adiposité. Taille : 1 mètre. Poids : 21 kgs. Les glandes mammaires sont peu développées. Les poils font défaut au pubis, à l’aisselle. La peau du visage est lisse, sans rides, aspect un peu infantile. L'intelligence correspond à l’âge de la malade. La selle turcique présente des contours effacés : on peut toutefois constater qu'elle est augmentée de dimension, sa paroi postérieure est haute. L'instinct sexuel et [a menstruation font défaut.
Le 3 avril 1032 : greffe d'hypophyse à l'humérale gauche, selon le procédé décrit. Donneur : jeune homme de 18 ans. tué par accident de voiture. Le pouls radial après
l'opération est nettement perçu.
Le 1 septembre 1035: taille 110 cm. 5. Poids : 25 kgs.
Le 5 mars 1934 : taille 112 cm. 5. Poids 25 kgs 6. Le pouls est nettement perçu à l'humérale gauche. .
Le 10 avril 1054 : Deuxième opération. Grefle pratiquée à droite, selon la même méthode, avec l'hypophyse d'une jeune fille de 18 ans qui s'est pendue > heures avant l'opération.
Le 10 juin 1054 : Taille 116 cm. Poids 25 kgs 4. Le visage est moins infantile. Les signes sexuels secondaires font, comme avant, défaut. Au mois de novembre 1035, la mala-
de fait savoir qu'elle ne grandit plus.
OBSERVATION II ((Bocoraz)
Malade M... âgée de 16 ans, entrée en clinique le 21 mai 1935 pour petite taille ne correspondant pas à son âge. Ne ressent pas d'autres troubles. Taille 115 cm. Poids 24 kgs. À quitté le service sans être opérée.
Entre de nouveau le 2 décembre 1036. Taille et poids sans changement. Pas de poils à l'aisselle et au pubis. Pas d'instinct sexuel. Les glandes mammaires ne sont pas développées. Pas de règles. Intelligence normale. La radiographie montre une selle turcique de petite dimension, sa
cavilé étant diminuée par des endostoses antérieures.
Le 7 décembre 1956 : Greffe d'hypophyse prise sur le cadavre d'un garçon de 15 ans, tué dans un accident de voiture.
Dans les 3 semaines qui suivirent l'opération, la malade grandit de 6 cm. Elle quitte le service le 23 janvier 1037 mesurant 121 cm., pesant 23 kgs. Le 25 avril 1037, la ma- Jade écrit qu'elle a encore grandi de 2 em. — de 8 cm. en tout. Le pouls, après l'opération, était distinctement perceptible à la radiale.
OBSERVATION IT (Enrnarnr & KiTrEL)
Jeune fille de 18 ans, mesurant 1 m. 30. Jamais réglée.
Parents de taille moyenne : père 1 m. 71, mère 1 m. 62.
Implantation de deux hypophyses de bœuf dans la gaîne du droit.
Quatre semaines après survient la première menstruation suivie de cycles réguliers. Six mois après la taille a aug-
menté de 4 cm. La malade est ensuite perdue de vue.
Les autres cas publiés (KyLiN, 5 cas : WaLDporp et coll. 1 cas), ne sont pas concluants.
De même les deux cas d'infantilisme hypophysaire apportés par Wazporp et coll. ne furent améliorés que dans des proportions négligeables : élévation du métabolisme de base et accroissement de la taille de 2 ou AVC:
G. Autres syndromes
d'insuffisance hypophysaire
KYLIN, qui peut être considéré à l'heure actuelle comme le principal protagoniste de la orefle pituitaire, l’a employée sur une très vaste échelle dans l'alopécie totale que l'on tend de plus en plus à faire entrer dans le groupe des insuffisances du lobe antérieur.
Sur 49 cas, cet auteur annonce 9 échecs et 49 SUCcès. En un an à un an et demi, la chevelure et le système pileux retrouveraient leur densité et un aspect normal. Nous ne pouvons, pour l'instant, qu enregistrer ces observations.
Il en est de même pour deux cas très graves de psoriasis, rebelles à tous traitements (arsenic, chrysarobine, rayons ultra-violets, protéinothérapie) qui guérirent complètement en un mois après la transplantation.
FicuRE 15
La même, un an et demi
après la greffe (KyLin)