‹ La grève de Samarez: poème philosophiqueChapitre 151 sur 436 · ENTERRER SANS DIEU · texte numérisé non relu

ENTERRER SANS DIEU

A rinstaiit même, nous fûmes entourés par une multitude de Fantômes. Ils apportaient un cercueil; c'était celui de Louise. La tombe était déjà creusée. Les Fantômes (je les connaissais tous) se rangèrent en cercle autour de la fosse.

Hugo prit la parole, et dit ':

a Trois cercueils en quatre mois. La Mort se hâte, et H Dieu nous délivre un à un. Nous ne t'accusons pas, nous «4 te remercions. Dieu puissant^ qui nous rouvres, à nous H exilés, les portes de la patrie éterçielle. Cette fois, l'être a inanimé et cher que nous apportons à la tombe, c'est <( une femme. »

A peine avait-il dit ces mots, que plusieurs de ceux qui étaient auprès de la fosse s'éloignèrent. J'entendis Seignearetdire à Déjacques : «De quelles rêveries vient-il H nous parler! »

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