‹ La grève de Samarez: poème philosophiqueChapitre 173 sur 436 · LIVRE · texte numérisé non relu

LIVRE

— Selon Servius, dil le Savant, chaque foudre renfermait trois rayons de grêle, trois de pluie, trois de feu, et trois de veut. Mais Virgile a composé la foudre suivant une autre formule. Il dit que, dans la trempe, lesCyciopes mêlaient les terribles éclairs , le bruit affreux , les traînées de flamme, la colère de Jupiter, et la frayeur des humains :

F^gores nunc terrificos, sanitumque metumque^ Miicebant opm, fUimmUque sequacibus iras.

— Eh bien , reprit alors Seigneuret , Jupiter n'a plus de foudre; Franklin la lui a enlevée. Gomment voulezvous donc qu€, ne craignant plus sa foudre, je crol« encore à son existence?

— « 11 le faut donc absolument le craindre ! Tu ne poura rais donc pas l'aimer! Tu as besoin d'un Dieu qui te « fasse trembler! En ce cas, tu méritais d'être esclave ! »

Il me sembla que celte voix sortait de la fosse de Louise. Tous les Fantômes se regardèrent avec étonnement, cherchant^ sans pouvoir le trouver, quel était celui d'entre eux qui avait prononcé ces paroles.

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