LIVRE 111. S
— Quelle révélation? me dil-il.
— La révélation de toi-même.
— Je t'en défie, me répliquar-t-il avant même d*y avoir réfléchi.
— J'accepte le défi, repris-jeà mon tour. Mais, pour que je te révèle à toi-même, j'ai besoin d'abord de t'expliquer Byron.
— Gomment! dit-il en riant, ne te suffis-je pas?
— Oh! les orgueilleux artistes , m'écriai-je, qui croient exister par eux-mêmes, ignorant qu'ils s'engendrent les uns les autres au sein de l'esprit humain !
Je réfléchis pour savoir si en cet instant je nouerais davantage ma pensée ; je me décidai à ne pas le faire.
— Écoute atout hasard, lui dis-je. Tu as tant parlé de TArt, laisse-moi un peu te parler de Byron.