LIVRE III
Byron passa même ensuite un léger trait sur cet odieux mot. Il parait qu'il ne le biffa pas (1).
Byron eut le tort, suivant Moore, de prêter Toreille à la voix captieuse.de Shelley, qui, plus savanl et plus métaphysicien que lui, Tinitiaau Panthéisme.
M. de Lamartine insinue aussi que c'est Shelley qui lui a gâté son héros, son modèle, son second lui-même :
Mystérieux héros! c'était moi, j'étais lui;
Et, sans briser jamais le nœud qui les rassemble,
Nos deux cœurs, nos deux voix, sentaient, chantaient ensemble.
M. de Lamartine aimait Byron dandy et grand seigneur, il consentait alors à être son Sosie. Mais Byron, ayant perdu la Foi (M. de Lamartine ne l'a jamais perdue, lui!), et n'ayant plus que la Baison et son Génie pour le guider, eut le malheur de rencontrer des oiseaux de nuit^ et un de ces oiseaux éteignit en lui la Baison :
Mais des oiseaux de nuit le vol pesant et bas Fait vaciller ses feux mourant à chaque pas ; De Tombre de sa main en vain il les protège : Leur foule ténébreuse incessamment l'assiège ; Il pâlit , et le vent des ailes d'un oiseau Ëteiat son autre espoir et son second flambeau.
Malheureusement, ce sont là de pures fables. /
(I) On a raconté ce fait de diverses manières.