LE DOUTE ABSOLU DE BTRON
Je vais te parler, continuai-je, comme si les œuvres de Byron étaient sous mes yeux. J'ai en ce moment la mémoire la plus sûre et la plus Qdèle.
Un pigeon que Ton enlève de son colombier, et que Ton transporte, enfermé dans un panier, à cent lieues de distance, retrouve sa route sans hésiler, au grand élonnemenl des savants. Dans toute la nature, une foule d'êtres communiquent ainsi, par une voie mystérieuse, à des distances où leurs sens ne peuvent atteindre. Je me sens comme eux; du moins je lis dans ma mémoire comme je lirais dans tout livre où j'ai lu autrefois.
Byron, sache-le bien, ne connaissait pas encore Shelley, quand il écrivait dans son Journal (c'est-à-dire dans ce qu'il a plu à Moore de nous conserver de ce Journal) :
« Je m'étonne comment diable qui qae ce soit a pu faire ce a monde : pourquoi avoir fait des dandys, par exemple , des fel- « lows de collège, des femmes d'un certain âge, bon nombre « d'hommes de tout âge, et moi surtout?
« Divesne^ prUco natus ab InachOy « NU inUresty an pauper et infima
a De gente : suh dio morierU^
<( Victima nil mUeranHs Orci.
u Omnes eodem cogimwr.
« Y a-t-il quelque chose au delà? qui le sait? ceux qui ne le « peuvent pas dire. Qui nous dit qu'il y ait effectivement un a autre monde? ceux qui ne le peuvent pas savoir. Quand le