‹ La grève de Samarez: poème philosophiqueChapitre 218 sur 436 · LIVRE lii. î · texte numérisé non relu

LIVRE lii. î

« qae je sache, rien de Chrétien, et le Paradis Perdu a infini- « ment trop emprunté à la Mythologie poar être évangélique. Je a Yoadrais bien savoir quelle était réellement la croyance de m Milton. Je ne trouve rien dans le Paradis Perdu ni dans le « Paradis Reconquis qui me satisfasse à cet égard. Milton ne « reconnaissait pas le pape ; mais il n^adopta pas d'autre symbole « de foi ; il n*assistait jamais au service divin. Ses grandes époil pées, que personne ne lit, ne prouvent rien. Il a pris son c texte de TÂncien et du Nouveau Testament , cela est vrai ; « mais il choque les idées sévères des Catholiques, comme il « choquait celle des Théologiens de son temps, par sa trop (c grande familiarité avec le Ciel , par l'introduction de Dieu lui- « même dans son poème , et plus encore en faisant de Satan son « héros et en déifiant les Démons. »

Une autre fois, il comparait le Satan de Milton au Prométhée dTschyle, qu'il trouvait très-supérieur.

Mais le moment vint pour lui de renouer avec le Mythe Mosaïque.

Voici comment la chose arriva.

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