‹ La grève de Samarez: poème philosophiqueChapitre 23 sur 436 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

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Mais vous me dites qu'ici je confonds deux questions, celle de Dieu et celle des hommes ; que ce n'est pas la faute de Dieu si les hommes sont sans pitié et pleins de trahison les uns pour les autres;

Je vous réponds que j'ai le droit de confondre ces deux questions, et que c'est la même. Je soutiens que les voleurs qui aident le vent à amener tant de naufrages sont, comme ce vent, complices et compères des requins et des

crocodiles. El votre grand S. Paul, Mesdames, serait de mon avis. Lai qui avait tâté de la prison et du naufrage, qui avait vu la fureur des flots et les complots des méchants , il ne distingue pas le mal venant des hommes du mal venant de Dieu. Dans sa doctrine, c'est Dieu qui a tout fait.

Enfin, vous ne voulez pas que j'impute à Dieu la griffe et la dent du méchant. Eh bien, j'y consens; c'est assez que vous ayez à m'expliquer tant d'autres griffes, tant d'autres dents meurtrières. Restreignons-nous, puisque vous le voulez, et dites-moi pourquoi tous ces fléaux qui ravagent la terre, et, au milieu de ces fléaux, pourquoi la fatalité qui frappe r4nnocent et épargne le coupable....

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