‹ La grève de Samarez: poème philosophiqueChapitre 242 sur 436 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

SUITE

Cela me fait penser de nouveau à ce jugement d'Hlppolyte Forloul que je vous citais tout à l'heure. Si mon ancien disciple vivait encore, je lui dirais :

Vous avez raison sur un point II est certain que Manfredy l'homme libre, l'homme émancipé de Byron, foudroie, — pour employer votre expression, — foudroie l'exploitation de l'homme par l'homme sous le double rapport de Tesprit et de la matière , et par là met en déroule non-seulement l'aristocratie d'Angleterre, mais toutes les aristocraties.

Il est certain encore que Byron appartenait par sa naissance à l'aristocratie.

Mais en conclure que sa valeur est là tout entière, que Vimpuissance de sa race a fait sa Poésie, c'est absurde au plus haut degré.

Quoi! venu un demi-siècle après Faust ^ Manfred ne serait, comme lui, que le résultat d'une impuissance locale!

L'un tiendrait essentiellement à l'Allemagne et à un chaos philosophique qui n'était pas même à son début!

L'autre tiendrait essentiellement à l'Angleterre et à un ordre politique menacé d'une révolution!

Mauvais observateur que vous êtes, mettez doncr votre lunette dans le champ du temps , au lieu de vous égarer dans l'espace.

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