‹ La grève de Samarez: poème philosophiqueChapitre 273 sur 436 · CHAPITRE XXV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXV

SUITE

— Ah ! oui, reviens vite à Shelley, interrompit la Voix dans l'ombre; abandonne tout ressentiment contre un homme qui voit aujourd'hui le néant de la fausse grandeur qu'il essaya de se faire. Laisse ces souvenirs irritants, que t'inspirent l'intérêt seul de la vérité et la juste vengeance des victimes (vengeance Xonte spirituelle , je le

5ais). Parle-nous de l'Angleterre. Je veux au moins que mon exil....

A ce mot d'exil, je ne pus m 'empêcher de m'écrier : €'est donc toi !... Mais me reprenant aussitôt :

— Eh! ne vois-tu pas, ma flUe (permets-moi de t'appeler comme ce Vieux t'appelait tout-à-l'heure), ne vois-tu pas que France, Angleterre, c'est la même humanité, en proie à la même crise,- avec des phases diverses? Si tu veux que je m'abstienne de toute application à la France, cessons plutôt de nous occuper de Shelley et de Byron. Ils sont morts! répétons sur eux ces beaux vers de Virgile que Lelbnitz appliquait à Bayle....

Mais pardon, ajoutai-je, j'allais te citer du latin; j'oubliais qu'en votre qualité de femme....

— Nous ne devons pas savoir le latin, n'est-ce pas? Qu'à cela ne tienne ! Cite-moi Virgile chaque fois que l'occasion s'en présentera. Je raffole de poésie, si lu ne le sais pas. Vrai ! j'aime tant les vers , que je les aime même dans une langue que je n'entends mie.

Seulement je m'étonne que tu me parles de Bayle à propos de Shelley.

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