‹ La grève de Samarez: poème philosophiqueChapitre 299 sur 436 · LÀ FÉE · texte numérisé non relu

LÀ FÉE

« Il n'y a point de Dieu. {Théine is no God.) La Nature conQrme la foi que son gémissement de mort a scellée. Que le ciel et la terre , que la race renaissante des hommes , ses générations sans fin, fassent leur rapport ; que chaque partie, pendant de la chaîne qui l'unit au tout, montre ce qui étreint sa condition ; que chaque graine qui tombe développe , dans une éloquence silencieuse , sa provision d'arguments ! Infini au dedans , infini au dehors , démentent un Créateur. La vie , toujours destructible , que cet infini contient , est le seul Dieu de la Nature ; mais l'orgueil humain est habile à inventer les noms les plus imposants pour cacher son ignorance. »

— Athée à seize ans! dit la Voix dans Tombre. C'était bien la peine d'être si précoce!

— Eh! répliquai-je , comment aurait-il descendu et

^n LA GREVE DE SAMAREZ.

aidé Byron à descendre aux Enfers, s*il n'avait pas été

ce qu'il a été ?

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