LIVRE II. i
c nuages orageiuc, je distingue encore quelques étoiles éparses « dans ce ciel éternel. Non, vous ne tomberez point! rÉtemel « vous porte dans son sein, comme il m'y porte aussi. Je vois les « étoiles de l'Ourse, la plus chérie des constellations. La nuit, « quand je sortais de chez toi, Charlotte, elle était en face de « moi.... *
Mais là je m'arrêtai ; je craignis d'avoir accru sa douleur. Je me rappelais ce que RibeyroUes m'avait dit chaque fois que je lui avais parlé de Gaffney, et de ses nuits passées dans de folles ivresses : « Il avance son « terme ! Il se tue volontairement ! Il a perdu sa femme en «c Angleterre, il ne se consolera jamais. >»
Je m'arrêtai donc; et lui, comme s'il avait compris ma pensée, il me prit à son tour le livre, et, cherchant sans paraître chercher, il trouva et me lut ces deux lignes :
« J'ai tant! et son idée dévore tout; j'ai tant! et sans elle tout c pour moi se réduit à rien. »
Je changeai alors de conversation; je lui rappelai la promesse qu'il avait faite à Hugo d'aller le rejoindre en Espagne. — « Ah! me dit-il, je lui parlais comme on parle dans le monde. Ne voyez-vous pas que je vais mourir? »> Il ajouta : h Et je veux mourir. )»
Ce sont presque là les dernières paroles que j'aie entendues de cette voix.