‹ La grève de Samarez: poème philosophiqueChapitre 434 sur 436 · CHAPITRE XCIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XCIV

SUITE

Et, pénétré de ce que je disais en moi-même, par un acte involontaire et comme si je voulais nous purifier, je récitai tout haut cette page immortelle de la Profession de foi du Vicaire Savoyard :

« La sainteté de TËvangile parle à mon cœur. Voyez les livres « des Philosophes avec toute leur pompe : qu'ils sont petits près de u celui-là! Se peut-il qu'un livre à la fois si sublime et si simple « soit Touvrage des hommes? Se peut-il que celui dont il fait « l'histoire ne soit qu'un homme lui-même? Est-ce là le ton d'un « enthousiaste ou d'un ambitieux sectaire? Quelle douceur, quelle a pureté dans ses mœurs, quelle grâce touchant dans ses in- « structioDs, quelle élévation dans ses maximes, quelle profonde « sagesse dans ses discours , quelle présence d'esprit , quelle fi- « nesse et quelle justesse dans ses réponses, quel empire sur ses « passions ! Où est l'homme , où est le sage qui sait ag^, souffrir

Page 1