‹ La grève de Samarez: poème philosophiqueChapitre 51 sur 436 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

Et dévore ses os.

Au doux nid qui frissonne Qui reviendra? Personne.

Pauvres petits oiseaux î

liO pâtre absent par fraude!

Le chien mort ! le loup rôde , Et tend ses noirs panneaux.

Au bercail qui frissonne Qui veillera? Personne.

Pauvres petits agneaux!

L*homme au bagne ! la mère A rhospice ! oh misère !

Le logis tremble aux vents.

L'humble berceau frissonne , Oui reste-il? Personne. Pauvres petits enfants !

Qu'en dis-tu? N'esl-ce pas là une Irès-jolie, c'esl-à-dire une très-douloureuse variation du thème. Mais le thème est si clair, que moi, qui ne suis pas poète, je voudrais faire une multitude de variations nouvelles sur celle-là.

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