‹ La Grève GénéraleChapitre 23 sur 32 · NÉE · texte numérisé non relu

NÉE

pellier (1902) lança aux travailleurs un appel en faveur de la grève générale. Une enquête à son sujet devait être inscrite à l’ordre du jour du congrès.

« Travailleurs organisés !

» C'est de vous et de vous seuls que dépend le

» suprême salut... Ils l’ont bien compris les maîtres

* du Jour qui, pour enrayer la marche désormais pro- » gressive du syndicalisme vers la grève générale, ont » essayé de nous accabler d’une quantité de projets de

» lois plus ou moins de protection ouvrière, inais sur-

» tout de défense capitaliste... Vous viendrez à Mont-

HDELIEL: Vous aurez... à étudier les meilleurs

» moyens de production, de consommation et d'échange

ou TZ

dans la future société que pourra nous amener la grève

générale ». Juste au moment de l'unité ouvrière qui

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se réalisait au congrès de Montpellier, la Fédération des Bourses devenant un organe de la C. G. T. sous le nom de Section des Bourses, c’est-à-dire juste au moment de la concentration définitive des organisations ouvrières, on se préoccupait de l'avenir. Cet appel aux syndicats n’est pas autre chose que la demande d’une doctrine syndicaliste au sujet des trois problèmes de l'économie politique : la production, la cireulation et la répartition des richesses. Les discussions avaient porté jusqu à ce jour sur le côté négalif de l’œuvre syndicaliste; quel était le côté positif? Où voulaient en venir les syndicats par leur propagande révolutionnaire? Il ne suffisait pas

de renverser la société bourgeoise, il fallait encore

proposer autre chose à sa place. Quelle devait être l'attitude du prolétariat au lendemain d'une grève générale couronnée de succès? Déjà au congrès de Lyon, une enquête avait été décidée. Un questionnaire très précis avait été adressé aux syndicats. IL était précédé d'un long préambule qui leur demandait des réponses nettes. Il est d'autant plus curieux de le relire aujourd'hui qu'il est toujours resté sans réponse et que les syndicats ne se laissèrent pas aller à prophétiser sur la société future. L'enquête qui eut lieu, en 1904, dans le Mouvement socialiste, est loin de répondre aux demandes ‘du questionnaire dônt on donna connaissance aux délégués du congrès de Montpellier.

Voici quel était le préambule : « Jusqu'ici, la grève » générale n’a été examinée qu'au point de vue com- » battif et c’est surtout l’action dissolvante qu'elle exer- » cera sur la société capitaliste qui a été le but des » préoccupations ouvrières.

» Il serait exagéré d'affirmer que, sur ce point, tout a » été dit, que plus rien ne peut être ajouté. Mais un

» côté trop négligé, trop laissé dans l'ombre, et sur

» lequel il est surtout indispensable d'attirer l'attention » des travailleurs, c'est la question de savoir quelle sera » l’attitude du prolétariat au lendemain d’un mouve-

» ment triomphantde grève générale ?..……. IL'estd'autant

r ; 0 = 2 ? a » plus nécessaire d'y songer que des conceptions dont la

» classe ouvrière sera imprégnée dépendra pour elle le

» succès défininif : si elle a des idées nettes, précises,

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