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droit d'opposer l’une à l’autre, et dans de larges mesures, les manifestations dites grippales à forme saisonnière, et la grippe épidémique à forme d’influenza.
D'un côté, en effet, nous avons une maladie épidémique d'un mode épidémiologique très particulier, à symplomatologie extrêmement vive et rapide, à tendance hémorragique avec prédominance de phénomènes nerveux mais nullement dépressive, conférant l'immunilé. Elle peut se compliquer à un moment donné de cong'estion œædémateuse du poumon, avec broncho-pneumonies: ébauchées, à marche suffocante : ou de streptococcies suraiguës à délerminalion pulmonaire et de forme hypertoxique. Elle provoque à sa suite des épidémies de broncho-pneumonies, de forme épidémiologique différente, qui d'abord intriquées avec l'épidémie de grippe lui survivent en quelque sorte et semblent la prolonger.
D'un autre côté, ce sont des manifestations polymorphes et d'allure saisonnière, particulièrement fréquenles il est vrai en période épidémique mais apparaissant chaque année de façon autonome, régies dans leur apparition par les perturbalions almosphériques, et n'entraînant nullement l'immunilé acquise. Outre la courbature et les phénomènes douloureux qui leur semblent communs avec la maladie précédente, elles apparaissent au contraire comme des manifestations dépressives, asthéniantes, avec myocardile fréquente et tension artérielle basse. Ce sont ces maladies qui comportent le plus souvent, comme signes révélateurs, un facies spécial altribué à la grippe, du coryza, des otites, l'élat por-
HS TROIE
celainé de la langue. Elles répondent en un mot aux grippes saisonnières.
Différentes cliniquement, s’opposant nettement par leurs caractères épidémiologiques, elles semblent différer de par leur nature même. Nous verrons plus loin ce qu'on peut en penser.